Protéger l’écosystème est la meilleure garantie contre les inondations

14/02/2013
Protéger l’écosystème est la meilleure garantie contre les inondations

Le Projet gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT), dont la vocation est de renforcer les capacités des institutions en charge de la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles, a été lancé jeudi en présence des ministres de l'environnement et de la Sécurité, du représentant de la Banque mondiale et des partenaires financiers.

Ce programme bénéficie du concours de plusieurs institutions à hauteur de 17 millions de dollars, dont la Banque mondiale (FEM), l’Union européenne, le Fonds des pays les moins avancés d’adaptation aux changements climatiques (FPMA); la Facilité mondiale pour la réduction des risques de catastrophe et la relance et le Fonds à effet de levier de TerrAfrica.

Dédé Ahoefa Ekoué

Lutter contre les inondations, c’est bien, mais les prévenir, c’est encore mieux. C’est justement ce qu’ambitionne de faire le PGICT en s’attaquant aux facteurs sous-jacents. En protégeant l’écosystème ou en le restaurant, en favorisant les pratiques durables d’agriculture et de foresterie dans les bassins pluviaux tout en réduisant l’érosion des sols, en augmentant la couverture végétale, en améliorant l’infiltration de l’eau de pluie dans les sols le Togo peut ainsi se prémunir contre les aléas du climat. Comme l’explique Dédé Ahoefa Ekoué, la ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, il est nécessaire pour la population d’adapter son mode vie en protégeant la nature, en restaurant l’écosystème et en devenant ainsi moins vulnérable.

« Je souhaite que le Togo puisse accroître sa résilience face aux effets néfastes des  changements climatiques et des catastrophes naturelles, et qu’il puisse également retenir davantage l’intérêt des bailleurs de fonds. », a déclaré Hervé Assah, le représentant de la Banque Mondiale au Togo.

Le Togo fait face depuis plusieurs années à de graves inondations. Sur la période 2007-2017, le bilan est catastrophique : pertes en vies humaines, dégâts matériels importants, économie affectée. Pour la seule année 2010, les besoins en matière de reconstruction et de réhabilitation s’élèvent à plus de 20 milliards de Fcfa

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Discours Dédé Ekoué.pdf 54,99 kB

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