Réchauffement climatique : la contribution togolaise

16/06/2015
Réchauffement climatique : la contribution togolaise

Six mois pour parvenir à un accord

A six mois de l’ouverture de la conférence de Paris sur le climat (COP21*), l’objectif de parvenir à un accord universel et contraignant en matière d’émissions de CO2 se précise.

L’enjeu est de taille : il s’agit d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser/d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone.

Pour cela, le futur accord devra traiter, de façon équilibrée, de l’atténuation – c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C - et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants. Ces efforts devront prendre en compte les besoins et capacités de chaque pays. Enfin, l’accord doit entrer en vigueur à partir de 2020 et devra être durable pour permettre une transformation à long terme.

De plus, chaque pays doit publier, dès que possible et avant la COP21, une contribution nationale (CPDN) présentant ses efforts nationaux. Cet exercice constitue une grande nouveauté des négociations climatiques internationales, et la France s’est engagée à aider certains pays en difficulté – dont le Togo - dans la préparation de leur contribution, afin que chacun puisse présenter, en fonction de sa situation, une contribution nationale participant à la lutte universelle contre le dérèglement du climat. 

Dans ce cadre, le ministère togolais de l’Environnement organise du 17 au 19 juin une réunion marquant le lancement du processus d’élaboration des contributions nationales.  

Le gouvernement a conscience que les secteurs de l’énergie, de l'eau, de l'agriculture, de la santé et la gestion du littoral font partie des secteurs les plus vulnérables au changement climatique. Le Togo connaît déjà une augmentation importante de l’occurrence des inondations et des périodes de sécheresse ainsi que de l'érosion côtière. 

Le pays a publié un programme national d'adaptation qui identifie plusieurs options prioritaires dont la retenue des eaux de surface par des barrages polyvalents, le développement des systèmes d'irrigation, l'amélioration de l'information agro-météorologique, l’utilisation de nouvelles techniques de culture, les systèmes d'alerte précoce pour les inondations, la prévention des maladies et la protection du littoral.

Autre objectif essentiel visé par la conférence de Paris : la mobilisation de 100 milliards de dollars par an par les pays développés, de source publique et privée, à partir de 2020. Cet engagement, formulé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, doit permettre aux pays en développement de lutter contre le dérèglement climatique tout en favorisant un développement durable et juste. Une partie de ces financements transitera par le Fonds vert pour le climat, dont la première capitalisation a atteint 10,2 milliards de dollars, dont près d’un milliard abondé par la France. 

* Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)

Les grands rendez-vous avant Paris

Plusieurs rendez-vous consacrés au climat vont jalonner les six mois qui restent avant la Conférence de Paris sur les changements climatiques, censée déboucher début décembre sur un accord mondial pour freiner le réchauffement.

- Du 7 au 10 juillet: conférence scientifique sur le changement climatique à l'Unesco à Paris

- 20 et 21 juillet: réunion informelle au niveau ministériel, organisée à Paris par la France, future présidence de la Cop 21, pour permettre d'avancer sur les questions les plus délicates, selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius

- juillet : Forum des grandes économies sur l'énergie et le climat (MEF)

- 31 août au 4 septembre: 3e session de négociations intermédiaires de l'année, à Bonn, siège du secrétariat de la Convention de l'ONU sur le climat

- 7 septembre: nouvelle réunion informelle, organisée à Paris par la France

- A compter du 15 septembre: Assemblée générale des Nations unies à New York

- 9 au 11 octobre: assemblées d'automne de la Banque mondiale et du FMI à Lima

- 19 au 23 octobre : 4e session de négociations intermédiaires sur le climat à Bonn

- octobre/novembre : pré-conférence climatique de Paris (au niveau ministériel)

- Avant le 31 octobre: les pays qui ne l'ont pas encore fait doivent annoncer leurs engagements pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, cruciaux pour freiner le réchauffement planétaire. Le secrétariat de la Convention de l'ONU sur le climat doit dans la foulée publier une synthèse de ces contributions, afin de mesurer l'effort global.

- 15-16 novembre: sommet du G20, à Antalya (Turquie)

- 30 novembre-11 décembre: 21e conférence de l'ONU sur le climat, sur le site du Bourget, près de Paris.

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