Sonnette d'alarme

18/09/2007
Sonnette d'alarme

Un responsable de l'ONG française Terre des Hommes, Pierre Boëton, a porté mardi un jugement sévère sur Yves Marguerat, le chercheur français accusé de viols sur mineurs, qualifiant son travail auprès des enfants des rues de "nul, archi-nul". Devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine, près de Paris, qui juge M. Marguerat depuis le 11 septembre, le témoin a expliqué qu'il s'était rendu deux fois au Togo dans les années 80 comme délégué itinérant pour comprendre "qui faisait quoi" dans le domaine humanitaire dans la capitale togolaise.

De sa visite au domicile privé d'Yves Marguerat, dans lequel celui-ci hébergeait des dizaines d'enfants en permanence, il garde ce souvenir: "professionnellement, c'était nul, archi-nul"."Ca grouillait de tous les côtés (...) il n'y avait aucune planification.

C'était juste une nuée de jeunes qui tournaient autour de Marguerat", a-t-il expliqué à la cour.

"Aujourd'hui, si j'étais placé dans la même situation, je tirerais la sonnette d'alarme", a ajouté M. Boëton, désormais responsable du secteur droits de l'enfant chez Terre des Hommes.

Mais "à l'époque (au milieu des années 80), il n'y avait pas l'hyper-sensibilité qui existe aujourd'hui face aux symptômes" que pouvait présenter l'accusé, a-t-il poursuivi.

Le responsable a expliqué que Terre des Hommes avait passé une convention à Lomé avec un foyer d'accueil de jeunes, alors géré par une religieuse dont Yves Marguerat était proche.

L'accusé, 64 ans, comparaît depuis une semaine pour viols sur deux mineurs, dont un âgé de moins de 15 ans, entre 1991 et 1995, à Lomé où il a travaillé plus de 15 ans comme chercheur en géographie urbaine pour le compte d'un organisme public français.

Le scientifique, qui risque 20 ans de prison, a reconnu des attouchements sur les nombreux enfants des rues qu'il hébergeait dans sa maison particulière, mais il nie tout viol et défend son "travail humanitaire".

"Je reconnais avoir commis des dérapages. Je ne crois pas que cela puisse rejaillir en une contestation de mon action" auprès des enfants, a-t-il encore dit mardi.

 

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