PCR : What else ?

04/08/2020
PCR : What else ?

Traçage des cas

A l’arrivée comme au départ de Lomé, les passagers sont tenus d’effectuer un test PCR. Un dispositif qui est fiable à 60, 70%, mais c’est mieux que rien.

Ce résultat mitigé peut s’expliquer par plusieurs facteurs. D’une part, la quantité de virus présente au moment du frottis.

Des personnes qui sont infectées peuvent avoir très peu de virus au niveau du nez, mais beaucoup au niveau des poumons. Le test va être négatif ou très faiblement positif alors que l’infection peut être très sévère.

D’autre part, le timing du test est très important. Il faut réaliser le test au moment où le virus est présent chez le patient. Or cette présence est transitoire. Le virus est présent au moment de l’apparition des symptômes. Avant ça, on peut être infecté, mais toujours dans la période d’incubation où le virus n’est pas encore détectable.

Et si le test PCR est réalisé après l’infection, le virus ne sera probablement pas détecté non plus car il est éliminé naturellement par le système immunitaire.

Donc des examens difficiles à gérer. Mais au Togo, comme ailleurs dans le monde, il n’existe pas pour le moment de solutions plus efficaces.

Les autorités aéroportuaires et sanitaires font payer le test au passager, ce qui est normal. 60 euros, un prix raisonnable, identique à ce qui est pratiqué en France par la plupart des laboratoires.

La réalisation des PCR a un autre avantage, éviter aux personnes arrivant à l’aéroport de Lomé d’être mises en quarantaine. Une mesure dissuasive.

Les passagers débarquant à Lomé et testés ne s’évaporeront pas dans la nature. Une application de traçage permet de les suivre et d’intervenir en cas d’infection ou de cluster identifié.