Renouveler et redynamiser la relation ACP-UE

10/12/2019
Renouveler et redynamiser la relation ACP-UE

Patrick Ignatius Gomes, secrétaire général sortant des ACP

Le groupe des 79 pays membres des ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) a achevé son sommet mardi soir à Nairobi.

Les ACP ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilatéralisme ‘comme un  instrument indispensable permettant aux Etats de développer et de maintenir, au niveau mondial, des relations économiques et sociales équitables et fondées sur des règles entre les pays et les peuples, et de résoudre des conflits potentiels entre des partenaires et concurrents en matière d’influence et d’accès aux ressources et aux marchés dans le monde, conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international’.

Le groupe s’est félicité du processus visant à renouveler et à redynamiser les relations ACP-Union européenne pour en faire un partenariat politique renforcé et mutuellement bénéfique, de nature à faciliter l’adoption de positions communes et à promouvoir le multilatéralisme et un ordre international fondé sur des règles. 

Les deux parties doivent finaliser un accord post-Cotonou au plus tard en 2020.

L’organisation appelle à une flexibilité dans le règlement des questions en suspens à l’égard des pays ACP qui éprouvent des difficultés à conclure un accord de partenariat économique, et soulignons l’importance de prévoir dans le nouvel accord de partenariat ACP-UE un mécanisme de suivi et d’évaluation des APE.

Les 79 pays membres des ACP souhaitent que le nouvel accord avec l’UE préserve les acquis des accords précédents, notamment le financement du développement à travers le Fonds européen de développement (FED), en garantissant sa prévisibilité, ses engagements pluriannuels et sa structure de gestion qui associe les institutions conjointes et applique les principes de cogestion au niveau des bénéficiaires.

Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères, représentait le président Faure Gnassingbé à ce sommet.