Restitution du patrimoine togolais

25/01/2021
Restitution du patrimoine togolais

L'urgence est d'effectuer un inventaire

Le débat sur les restitutions d’œuvres d’art est une préoccupation ancienne. Ainsi, l’Égypte, l’Iran, la Turquie ou encore la Grèce lancent régulièrement des demandes en ce sens. De même pour les États d’Amérique latine qui traquent l’art précolombien dès que certaines pièces sont présentées aux enchères, en Europe ou aux États-Unis.

Ce débat sur les restitutions, presque aussi vieux que l’histoire de l’art en elle-même, est passé au premier plan concernant l’art africain, après les phrases prononcées par Emmanuel Macron à Ouagadougou (au Burkina Faso), le 28 novembre 2017, à l’occasion d’un grand discours sur les enjeux qui attendent l’Afrique au XXIe siècle.

Le Président de la République française a déclaré: 'Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique'.

Au Togo, la question est à l’ordre du jour. Comment récupérer des objets d’art de grande valeur disparus avant l’indépendance et après dans le cadre de trafics bien organisés.

‘Il y a des pièces rares du Togo dans les salles d'exposition et les réserves des musées en Europe, en Amérique, tout comme auprès des collectionneurs privés européens et américains,' explique Paa Ani Sanda-Nabede, conservateur du Musée national.

Problème, aucun inventaire n’a jamais été réalisé. Donc difficile d’avoir une idée précise de ce qui a été volé et de ce qui est réclamé.

‘2.000 objets originaires du Togo se trouvent au musée de Quai Branly à Paris et entre 20.000 et 30.000 au musée de l'université de Berlin’, assure le conservateur. A vérifier.