Un exemple d'intégration

27/03/2020
Un exemple d'intégration

Le pont s'inscrit dans le corridor baptisé CU9

Le pont d’Alemondi, long de 120 mètres, a été construit dans le cadre de la mise en œuvre de la rénovation des routes sur le corridor CU9 entre Lomé, Cinkansé et Ouagadougou. 

Ce projet, d’un montant de 325 millions de dollars, a été financé à 70% par le Fonds africain de développement, guichet de financement concessionnel de la Banque africaine de développement, et par la Facilité en faveur des Etats fragiles.

Les travaux ont concerné 150 kilomètres de route au Togo et 153 au Burkina Faso. 

Côté togolais, les tronçons Atakpamé-Blitta (102 km) et Blitta-Aouda (48 km) ont été rénovés tandis que 55 kilomètres de pistes connexes ont été aménagées et le pont d’Alémondji reconstruit. 

Résultat : depuis 2016, le trafic en volume, à destination ou en provenance du Burkina Faso, du Niger et du Mali, a atteint deux millions de tonnes de marchandises par an. Par ailleurs, le temps de transport entre la capitale burkinabè, Ouagadougou, et le port de Lomé, a été divisé par deux entre 2011 et 2016, passant de 6 à 3 jours.

Outre le marché, la région bénéficie de l’activité de l’Institut de formation en alternance pour le développement de la pisciculture de Lawagnon et du grand hôpital de l’ordre de Malte, très accessible en traversant le pont.

Des malades sont envoyés régulièrement dans cet hôpital. Ils viennent, pour la plupart, de la capitale Lomé.

Cet ouvrage (CU9) permet d’assurer un écoulement de la production agricole et d’améliorer l’accès aux marchés d’intrants et de produits. 

Il contribue à stimuler l’économie et de faciliter l’intégration de la zone dans l’économie nationale et internationale.

Le projet CU9 a fortement désenclavé les localités agricoles de Gbécon et de Morétan et amélioré la fourniture d’eau potable des populations riveraines rurales de 15 villages. 

Il a également été procédé à la réhabilitation et à l’extension du marché international d’Anié et de celui de Doufio (nord du Togo).