L'OMS se met en mode urgence

01/12/2017
L'OMS se met en mode urgence

Il existe désormais un système mondial de surveillance

D’après les nouveaux travaux de recherche menés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 1 médicament sur 10 en circulation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est, selon les estimations, soit de qualité inférieure, soit falsifié.

Cela signifie que les patients prennent des médicaments qui ne peuvent ni traiter ni prévenir la maladie. Il s’agit non seulement d’un gaspillage d’argent pour les personnes et les systèmes de santé qui achètent ces produits, mais les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés peuvent aussi entraîner de graves maladies voire des décès.

‘Les communautés les plus vulnérables sont les premières touchées par les médicaments de qualité inférieure ou contrefaits’, a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. 

Depuis 2013, l’OMS a reçu 1500 signalements de cas de produits de qualité inférieure ou falsifiés. Parmi ceux ci, les antipaludiques et les antibiotiques sont les plus fréquemment cités. La plupart de ces signalements (42%) venaient d’Afrique subsaharienne, 21% des Amériques et 21% de la Région européenne.

Cela n’est sans doute que la partie immergée de l’iceberg et de nombreux cas ne sont probablement jamais signalés. Ainsi, seuls 8% des cas de produits de qualité inférieure ou falsifiés notifiés à l’OMS provenaient de la Région du Pacifique occidental, 6% de la Méditerranée orientale et pas plus de 2% de la Région de l’Asie du Sud Est.

Avant 2013, il n’existait pas de mécanisme mondial de notification de telles informations. Depuis que l’OMS a mis en place le système mondial de surveillance et de suivi des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, de nombreux pays signalent désormais activement les médicaments, les vaccins et les dispositifs médicaux suspects. 

Selon la London School of Hygiene and Tropical Medicine, 116.000 décès supplémentaires dus au paludisme pourraient être imputables chaque année à des médicaments antipaludiques de qualité inférieure ou des contrefaçons en Afrique subsaharienne.

Selon l’Ordre des pharmaciens du Togo, plus de 50% des médicaments vendus au Togo sont des faux.

Informations complémentaires

WHO ETUDE.pdf 5,32 MB

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