Apprendre à faire confiance

25/06/2018
Apprendre à faire confiance

Faure Gnassingbé (G) et Akinwumi Adesina lundi à Lomé

Annoncé fin avril, le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) a été officiellement lancé lundi par le président Faure Gnassingbé.

Il avait à ses côtés le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina et Gilbert Houngbo, le directeur général du FIDA (Fonds international de développement agricole).

Des parrains de poids.

Le MIFA vise à accroître l’engagement du secteur bancaire en faveur du monde agricole en augmentant le volume des prêts et en baissant les taux d’intérêts.

Ce dispositif fonctionnera par le biais d’un panier auquel contribueront les partenaires au développement et le gouvernement.

Un million de producteurs sont directement concernés.

Pendant six mois, les outils de partage du risque et de facilitation de l’accès au crédit seront testés auprès de 6 000 producteurs répartis sur sept sites pilotes.

Durant la même période, les acteurs des chaines de valeurs des filières maïs, riz et manioc seront formés.

Ces producteurs, propriétaires terriens, fournisseurs d’intrants, banquiers et assureurs, transformateurs, commerçants et transporteurs bénéficieront de l’accompagnement dans la contractualisation pour réduire ou, le cas échéant, partager les risques, assurer le suivi des performances du mécanisme et prendre les éventuelles mesures correctives nécessaires.

Le MIFA s’inspire directement du Nigeria Incentive-Based Risk Sharing system for Agricultural Lending (NIRSAL). Et la présence à la cérémonie de M. Adesina n’est pas fortuite. Avant de prendre la direction de la BAD, il fut le ministre de l’Agriculture du Nigeria et l’un des artisans du NIRSAL.

Le FIDA comme la BAD sont engagés activement pour accompagner l’essor de l’agriculture africaine. En matière de financement du secteur et de transformation des productions locales.

Le MIFA est destiné à soutenir le monde agricole.

L’agriculture occupe une place importante dans l’économie nationale. En effet, premier pourvoyeur d’emploi soit plus de 70% de la population active, elle contribue à plus de 40% au produit intérieur brut (PIB). 

Pourtant, le financement de ce secteur est encore très limité.

Le président togolais parcourt les allées du Salon MIFA

Environ 0,3% des crédits bancaires, 10 % des crédits des institutions de microfinance et un niveau insignifiant de produits des assurances lui sont consacrés, comparativement aux autres secteurs d’activités, a rappelé le Premier ministre Komi Selom Klassou.

Pour le chef du gouvernement, la frilosité observée est liée aux risques vrais ou supposés comme la fragmentation des chaînes de valeur agricole, le processus et les procédures complexes d’évaluation du crédit, les coûts élevés des transactions, l’inadéquation même des financements, le tout aggravé par les effets néfastes du changement climatique et son corollaire de mauvaise répartition saisonnière des précipitations. 

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