Abira Bonfoh : 'Le travail libère, le travail développe'

02/03/2019
Abira Bonfoh : 'Le travail libère, le travail développe'

Abira Bonfoh

A la faveur des élections législatives du 20 décembre dernier, le personnel politique s’est largement renouvelé. De nombreux députés sont des novices et le nombre de femmes a largement augmenté. Le président du Parlement est … une présidente ; une première.

Certains élus sont issus du secteur privé. Une très bonne chose pour assurer la gestion et le développement des circonscriptions avec professionnalisme.

Abira Bonfoh (UNIR, majorité présidentielle) est l’exemple de ce renouvellement.

Elle a remporté l’élection dans la région de Bassar (centre du Togo). Avec un collègue, elle pilote cette région rurale où les besoins sont énormes dans divers domaines.

Comment va-t-elle s’y prendre ? Dans l’entretien qui suit, elle donne un début de réponse.

Republicoftogo.com : Le chef de l’Etat a inauguré mardi dernier une mini centrale solaire dans la région de Bassar. Quels sont les besoins de cette circonscription en matière d’électrification ?

Abira Bonfoh : La préfecture de Bassar est très vaste et comporte beaucoup de zones rurales où l’électrification constitue une denrée rare et absolument nécessaire pour permettre le développement.

Les besoins sont encore énormes en dépit des efforts consentis par le gouvernement et les partenaires en développement. L’accent doit être mis en particulier sur l’énergie solaire qui reste une source inépuisable et efficace et bon marché.

Republicoftogo.com : Quelles sont les autres priorités identifiées pour la région que vous représentez ?

Abira Bonfoh : La préfecture de Bassar est essentiellement rurale et donc à fortes activités agricoles et commerciales. Les autres priorités concernent notamment, l’aménagement des pistes rurales, l’adduction d’eau potable, l’appui aux agriculteurs et aux commerçants, mais également la multiplication et l’amélioration des structures sanitaires et éducatives.

Republicoftogo.com : Lors de vos déplacements sur le terrain, quelles sont les demandes immédiates de la population ?

Abira Bonfoh : Les populations aspirent toujours à de meilleures conditions de vie et c’est normal. Les demandes immédiates sont intimement liées aux priorités évoquées à l’instant, l’accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, à la création d’activités génératrices de revenus.

Republicoftogo.com : Les députés ont-ils vraiment les moyens de drainer l’investissement et les aides publiques dans leur circonscription ?

Abira Bonfoh : A eux seuls, certainement pas ! Ils doivent cependant y concourir. Il faut des efforts conjugués. D’abord au niveau local, la nécessité pour la population d’être au cœur de son propre développement, ensuite l’appui de l’Etat dans les principaux secteurs de développement, mais aussi le concours des partenaires  nationaux et internationaux. 

Les députés doivent surtout bien connaître leur circonscription, identifier clairement les besoins et engager un véritable plaidoyer auprès des structures étatiques compétentes ou de certains ONG. 

Sans se substituer aux élus locaux, les députés doivent être les portes-parole actifs de leur circonscription.

Republicoftogo.com : Bassar est une région essentiellement rurale.  Quel est votre programme pour permettre le développement de la région ?

Abira Bonfoh : Je suis consciente de l’intérêt de toute planification, mais fixer unilatéralement un programme en tant qu’élu national est une utopie. 

Il faut travailler en concertation avec la population, définir ensemble les besoins vitaux, les classifier par priorités, puis élaborer de façon consensuelle un planning des activités progressives à mener. 

En ce sens, je souligne toute l’importance de la communication, la facilitation des échanges qui permet  à l’élu et à son électorat de parler le même langage. 

Après ce préalable, c’est le travail. 

Le travail libère, le travail développe. 

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