Une formation régionale spécialisée sur la fraude documentaire vient de s’achever à Lomé au siège de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile.
Une formation régionale spécialisée sur la fraude documentaire vient de s’achever à Lomé au siège de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC).
Un session destinée à 14 membres des Cellules Aéroportuaires Anti-Trafics (CAATs) de Lomé, d’Abidjan, de Cotonou, de Douala et de Yaoundé.
Animée par un expert de la Police fédérale belge, cette formation qui s'inscrit dans le cadre du projet multi-pays AIRCOP avait pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles des participants en matière de fraude documentaire, afin de sécuriser davantage le transport aérien dans les aéroports concernés.
Le recours à des pièces d’identité et de voyage contrefaites, falsifiées ou frauduleusement émises est récurrent dans le domaine du crime organisé transnational, notamment en lien avec le trafic d’êtres humains et de migrants, mais aussi le terrorisme, pour essayer de déjouer les contrôles à la frontière et porter atteinte à la sécurité des pays, des personnes et des biens.
AIRCOP est cofinancé par l’Union européenne, la France, les Pays-Bas et plusieurs autres pays.
Mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, en partenariat avec l’Organisation Mondiale des Douanes et INTERPOL, AIRCOP est un projet de portée globale, qui regroupe 41 aéroports internationaux dans 35 pays bénéficiaires.
Il vise à renforcer des capacités des aéroports internationaux à cibler et intercepter les passagers à haut risque, le fret et le courrier postal, dans le but de lutter contre le narcotrafic et les autres trafics illicites, les menaces liées au terrorisme, la traite des personnes et le trafic de migrants.
AIRCOP facilite également la communication et la coordination entre les pays d'origine, de transit et de destination, afin de déstabiliser les flux illicites transfrontaliers et les réseaux criminels.
Au Togo, depuis sa mise en place en 2012, la Cellule Aéroportuaire Anti-Trafic de Lomé a effectué des saisies d’importantes quantités de drogues (plus de 600 kg de cocaïne, 90 kg de cannabis, 56 kg de méthamphétamine, etc.), de cigarettes de contrebande, de matériaux et d’exemplaires d’espèces protégées (ivoire, perroquets…), ainsi que plus de 2,3 tonnes de médicaments falsifiés.
Par ailleurs, elle a déjà décelé 22 documents falsifiés ou volés et intercepté un potentiel combattant terroriste étranger.
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