Développement

La Kara conjugue développement et patrimoine

Komla Adjitowou, gouverneur de la région de la Kara, a fait le point sur les projets en cours dans cette région du nord du Togo. 

Des richesses culturelles exceptionnelles © republicoftogo.com

Komla Adjitowou, gouverneur de la région de la Kara, a fait le point sur les projets en cours dans cette région du nord du Togo. 

Il a cité la construction de l'abattoir de Djamdè et les travaux d'achèvement de l'aire d'abattage de Niamtougou. 

Sur le volet social, il a évoqué la construction de l'Hôpital Mère-Enfant de Guérin-Kouka, du Centre de développement sportif de Bassar, ainsi que d'une banque culturelle, d'un centre d'interprétation et d'une galerie d'art. 

Des infrastructures routières sont également en cours, dont 21 ouvrages de franchissement sur le tronçon Niamtougou–Siou–Pouda–Massédéna–Tchitchira–Tapounté–Radier Koutougou, sur une distance de 50 km, tandis que d'autres axes bénéficient de travaux de réparation, de resurfaçage et d'assainissement.

Située dans le nord du pays, à environ 420 km de Lomé, la Kara s'étend sur près de 11 700 km², soit un peu plus de 20 % du territoire national. 

Elle regroupe sept préfectures - Kéran, Kozah, Bassar, Doufelgou, Dankpen, Binah et Assoli - et compte aujourd'hui près d'un million d'habitants selon le dernier recensement. 

Son relief, particulièrement contrasté, alterne plaines, vallées et massifs anciens, dont les monts Défalé et Kabyè, qui s'étendent jusqu'aux confins du Bénin et du Ghana.

Le pays kabyè, terre de lutte et de culture en terrasse

La région tire son nom du fleuve Kara, qui traverse sa capitale régionale, ville née dans les années 1970 sous l'impulsion de l'ancien président Gnassingbé Eyadéma, originaire du village voisin de Pya. 

Elle est peuplée majoritairement par les Kabyè, premier groupe ethnique du pays, reconnus pour leur maîtrise de la culture en terrasse sur des sols rocailleux. 

Au-delà de sa richesse culturelle, la Kara abrite certains des plus beaux sites naturels du Togo : le parc national de Fazao-Malfakassa, la réserve de la Kéran, le parc animalier de Sarakawa ou encore la réserve des éléphants de Tchamdè.

La région englobe également le pays tamberma, aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'UNESCO sous le nom de Koutammakou, célèbre pour son architecture traditionnelle en terre, les « Tata Tamberma ».

C'est dans ce cadre géographique et culturel singulier que s'inscrivent les projets présentés par le gouverneur, destinés à accompagner le développement économique, social et infrastructurel de cette région du nord du pays.

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