Le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola, a présenté vendredi, le collectif budgétaire et le projet de loi de finances 2027 à la commission des Finances de l’Assemblée nationale.
Le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola, a présenté vendredi, le collectif budgétaire et le projet de loi de finances 2027 à la commission des Finances de l’Assemblée nationale.
Le président de l’Assemblée, Komi Sélom Klassou, a présidé la cérémonie d’ouverture.
La session budgétaire, ouverte le 6 octobre, est consacrée pour l’essentiel à deux textes : la loi de finances rectificative 2026 et le projet de budget 2027.
Le collectif budgétaire tient compte d’un « environnement international assez dégradé ». Le budget 2026 est ramené à 2 744,2 milliards de Fcfa, contre 2 751,5 milliards dans la loi initiale.
Selon le ministre, ce léger recul s’explique uniquement par la baisse des comptes d’affectation spéciale (9,3 milliards de moins). Le budget général, lui, augmente.
Le déficit se creuse : 247,6 milliards, soit 3,4 % du PIB, contre 206,6 milliards (3 %) prévus au départ. En cause, les mesures de soutien au pouvoir d’achat prises après le choc pétrolier.
Le gouvernement dit avoir cherché un équilibre entre trois impératifs : poursuivre les investissements, protéger le pouvoir d’achat et préserver la soutenabilité des finances publiques.
2027 : premier budget de la feuille de route
Le projet de budget 2027 s’équilibre à 2 684,1 milliards, en baisse de 2,5 % sur un an. C’est le premier budget à appliquer sur une année pleine la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.
Selon M. Barcola, la finalité est de faire du Togo une « République des résultats », où « chaque dépense produit des effets tangibles » sur la vie des citoyens.
Le repli s’explique surtout par la baisse des charges de trésorerie, d’environ 161 milliards, liée à l’allongement de la durée des titres émis sur le marché. Les dépenses budgétaires augmentent, elles, de 93,1 milliards.
Le gouvernement a pris trois engagements pour l’exécution de ce budget : responsabilité dans la gestion, efficacité de la dépense et transparence dans la reddition des comptes.
Essowé Georges Barcola s’est dit ouvert à un dialogue « franc, constructif et exigeant » avec les députés. Il a rappelé que le Parlement a pour prérogative d’autoriser le budget et d’en contrôler l’exécution.
Le budget 2027 doit être adopté au plus tard le 31 décembre 2026.
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