Éducation

L'éducation érigée en levier de souveraineté économique

C'est une rentrée scolaire pas comme les autres que prépare le gouvernement. Fixée au 14 septembre prochain, elle s’accompagne d'un train de réformes présenté vendredi, destiné à repositionner l'école comme un véritable moteur de développement économique.

Mama Omorou © republicoftogo.com

C'est une rentrée scolaire pas comme les autres que prépare le gouvernement. Fixée au 14 septembre prochain, elle s’accompagne d'un train de réformes présenté vendredi, destiné à repositionner l'école comme un véritable moteur de développement économique.

« Cette rentrée 2026-2027 ne sera pas une rentrée de plus. Elle sera la rentrée de la concrétisation de la chaîne de valeur éducative voulue par le président du Conseil », a affirmé la ministre de l'Éducation nationale, Mama Omorou. Et de préciser la philosophie qui sous-tend cette refonte : « La conviction qui nous anime est claire : celle que l'éducation est le moteur premier de notre souveraineté économique. »

Premier pilier de la réforme, l’instauration de Classes-Métiers à partir du cours moyen, ainsi que dans les collèges et lycées scientifiques. Concrètement, deux heures hebdomadaires seront désormais réservées à des interventions de professionnels de proximité et de la diaspora. Le dispositif prévoit également des visites d'entreprises et l'organisation de semaines scientifiques, autant d'occasions pour les élèves de se confronter tôt aux réalités du monde du travail.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé la création d'une Direction des enseignements privés (DEP), chargée de structurer l'enseignement laïc et confessionnel. Cette nouvelle entité se verra confier l'octroi des agréments, le suivi pédagogique et le contrôle technique des infrastructures scolaires — autant de missions qui visent à harmoniser et fiabiliser un secteur en pleine expansion.

Autre chantier structurant : la création de passerelles entre l'enseignement général, l'enseignement technique et l'enseignement supérieur, afin de fluidifier les parcours des élèves et de limiter les impasses académiques.

Pour la ministre, l'ensemble de ces réformes poursuit un objectif : « résorber le chômage des diplômés et former une génération d'innovateurs, de techniciens et de bâtisseurs ». 

Une formule qui résume l'ambition du gouvernement : faire de l’école un outil au service direct de l'emploi et des priorités économiques, plutôt qu'une simple étape académique déconnectée du marché du travail.

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