La conférence de l’ONU sur le climat s’ouvre lundi à Antalya, en Turquie, jusqu’au 20 novembre. Les divisions géopolitiques, financières et énergétiques laissent peu d’espoir d’avancées majeures. Le Togo y présentera une série de propositions concrètes.
La conférence de l’ONU sur le climat s’ouvre lundi à Antalya, en Turquie, jusqu’au 20 novembre. Les divisions géopolitiques, financières et énergétiques laissent peu d’espoir d’avancées majeures. Le Togo y présentera une série de propositions concrètes.
La Turquie attend plus de 100 000 participants dans la station balnéaire d’Antalya. Le contexte est alarmant : canicules à répétition en Europe, crue meurtrière au Népal, et un phénomène El Niño qui pourrait atteindre une intensité record cette année. La plupart des scientifiques, comme l’ONU, admettent désormais que le seuil de 1,5 °C de réchauffement fixé par l’accord de Paris sera franchi,
Les guerres, de l’Ukraine au Moyen-Orient, pèsent sur les discussions. La crise du détroit d’Ormuz fait flamber les carburants, et de nombreux pays font de nouveau de leur approvisionnement en pétrole et en gaz une priorité stratégique.
Faute de consensus sur de nouvelles cibles contraignantes, la présidence turque mise sur des engagements volontaires. Elle a fixé une dizaine de priorités, dont les déchets, les océans et surtout l’électrification. L’UE veut que l’on parle d’électricité « propre », c’est-à-dire sans pétrole, gaz ni charbon.
Comme chaque année, le financement s’annonce explosif. L’Inde rappelle que les pays riches ont « l’obligation » de payer. Le groupe des négociateurs africains demande d’inscrire le financement de l’adaptation à l’agenda officiel.
Les États-Unis seront de nouveau absents des négociations, l’administration Trump s’étant retirée des discussions sur le climat. La large victoire des démocrates aux élections de mi-mandat sera pourtant scrutée de près à Antalya.
Le Togo sera présent à Antalya avec une série de propositions concrètes en faveur du climat. Lomé entend défendre les priorités d’un pays côtier exposé à l’érosion du littoral et aux aléas climatiques, et plaider pour un meilleur accès des pays africains aux financements climatiques.
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