Le Togo couvre 153 % de ses besoins nationaux en céréales, contre 136 % en 2020, selon les données du ministère de l'Agriculture.
Le Togo couvre 153 % de ses besoins nationaux en céréales, contre 136 % en 2020, selon les données du ministère de l'Agriculture.
Cette avancée se traduit concrètement par un excédent de plus de 1,37 million de tonnes, porté principalement par le maïs, le riz, le sorgho et le mil. Un surplus loin d'être négligeable, puisqu'il représente plus de la moitié des besoins nationaux couverts en plus.
Ce volume excédentaire ouvre plusieurs perspectives pour la filière céréalière.
Il peut être orienté vers le stockage stratégique, afin de constituer des réserves face aux aléas climatiques ou aux fluctuations de production. Il peut également alimenter la transformation agroalimentaire locale, contribuant ainsi à créer davantage de valeur ajoutée plutôt que d'exporter la matière première brute. Enfin, ce surplus peut être écoulé sur les marchés régionaux, où la demande en céréales reste soutenue, notamment auprès des pays voisins du Sahel.
Reste que cette abondance ne se transforme pas automatiquement en bénéfice économique pour les producteurs et pour le pays.
Le renforcement des capacités de conservation et de stockage demeure un enjeu majeur, tant les pertes après récolte constituent, dans de nombreux pays de la région, un frein important à la valorisation des volumes produits.
Sans infrastructures adaptées, magasins de stockage, silos, chaînes de séchage, une partie non négligeable de cet excédent risque en effet de se détériorer avant même d'atteindre les marchés ou les unités de transformation.
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