Société

Transhumance apaisée

Les tensions entre agriculteurs et éleveurs demeurent un défi dans la gestion de la transhumance au Togo, cette pratique traditionnelle qui consiste à déplacer les troupeaux, notamment de bovins, à la recherche de pâturages et de points d'eau, souvent au-delà des frontières nationales.

Dialogue au niveau local © republicoftogo.com

Les tensions entre agriculteurs et éleveurs demeurent un défi dans la gestion de la transhumance au Togo, cette pratique traditionnelle qui consiste à déplacer les troupeaux, notamment de bovins, à la recherche de pâturages et de points d'eau, souvent au-delà des frontières nationales.

Dans plusieurs localités, les dégâts causés par le passage des troupeaux dans les champs alimentent des incompréhensions qui dégénèrent parfois en affrontements aux conséquences dramatiques. 

Après des mois de travail et d'attente des pluies pour assurer leurs récoltes, des producteurs voient régulièrement leurs cultures détruites par des troupeaux conduits par des bouviers. Certains éleveurs contestant leur responsabilité, les tensions peuvent alors basculer en conflits ouverts entre communautés.

Le phénomène préoccupe particulièrement le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent (CIPLEV), surtout dans le nord du pays, une région déjà exposée aux incursions terroristes. 

Pour prévenir l'escalade, des campagnes de sensibilisation sont menées dans plusieurs villages, dont Nakpièkou, dans la commune Oti 1, autour du dialogue, du respect mutuel et de la concertation.

La coordination du CIPLEV invite les populations à privilégier la médiation, notamment via les Maisons de justice, en cas de différend. « Peu importe la situation, il faut renoncer à toute forme de représailles et signaler sans délai aux autorités compétentes toute situation susceptible de compromettre la paix au sein des communautés », rappelle le CIPLEV.

Au niveau national, les autorités poursuivent leurs efforts d'encadrement, avec notamment la création récente d'un centre d'appel dédié à la gestion de la transhumance, et l'adoption en avril dernier, avec l'appui de la FAO, d'un nouveau plan national de gestion de la transhumance pour 2026-2030. 

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