Sortie de route

30/11/2018
Sortie de route

Une occasion manquée

Refus de participer aux élections législatives, refus d’examiner et de voter le projet de réforme constitutionnelle qui limite le nombre de mandats présidentiels.

Une stratégie confuse et une absence de vision politique. C’est ce qui caractérisent les dirigeants de la coalition de l’opposition. Eux-mêmes naviguent à vue ne sachant pas trop comment s’extirper du bourbier dans lequel ils ont plongé.

Depuis 16 mois, on se demande où veut en venir l’opposition.

L’ADN de ce regroupement de 14 partis, dont la plupart n’ont aucune légitimité ou représentativité, repose sur un espoir, celui de chasser du pouvoir Faure Gnassingbé.

Ils pensaient atteindre cet objectif en septembre 2017 et ça n’a pas marché.

Ils n’ont d’autre choix que d’attendre 2020, année de l’élection présidentielle.

Mais ils veulent à tout prix empêcher le président sortant de se représenter. 

Le projet de réformes constitutionnelles introduit en 2017 n’a pas atteint la majorité nécessaire. Le gouvernement, il en avait le droit, aurait pu dans la foulée organiser un référendum. Il a préféré entamer le dialogue avec l’opposition et la Cedeao a été appelée à la rescousse.

Leur objectif est toujours de parvenir à introduire dans le projet de limitation du mandat présidentiel, à l’étude à l’Assemblée, le principe de rétroactivité qui empêcherait M. Gnassingbé de se représenter. Mais légalement, ce n’est pas possible.

Et ils le savent.

Dans ce contexte, la coalition de l’opposition préfère boycotter l’ensemble du processus démocratique, le vote du projet de réforme, mais aussi les législatives du 20 décembre.

Et de mobiliser la communauté internationale sur le thème : ‘La dictature musèle l’opposition’.

Ces arguties sont bien connues et ont peu de chances de convaincre qui que ce soit.

Même les médiateurs de la Cedeao commencent à être fatigués par l’intransigeance et l’incohérence des opposants.

En pratiquant la politique du refus, ils n’ont rien à gagner, leurs sympathisants non plus.

Il est grand temps de voir émerger au Togo des hommes politiques jeunes, intelligents, responsables et prêts à s’engager dans un combat constructif.

Les actuels leaders de l’opposition ont déjà des centaines de milliers de kilomètres au compteur et risquent une sortie de route à tout moment.

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