Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a autorisé la création d'un Comité national pour la restitution des biens culturels, marquant ainsi l'entrée du pays dans une dynamique internationale de justice patrimoniale.
Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a autorisé la création d'un Comité national pour la restitution des biens culturels, marquant ainsi l'entrée du pays dans une dynamique internationale de justice patrimoniale.
La communication, présentée par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a mis en lumière une réalité saisissante : plus de 8 000 biens togolais - objets d'art, pièces religieuses, archives documentaires, sonores, photographiques et cinématographiques, ainsi que des restes humains et animaux - dorment dans les réserves de musées étrangers, loin de la terre et du peuple auxquels ils appartiennent.
Ces objets ne sont pas de simples curiosités muséales. Ils sont les témoins silencieux d'une histoire, les fragments d'une identité collective arrachée au fil des décennies. Leur absence constitue une lacune dans la mémoire nationale togolaise.
Le comité nouvellement créé aura pour mission de coordonner et d'encadrer l'ensemble du processus de restitution, en s'inscrivant dans le cadre d'une dynamique internationale désormais bien établie, portée notamment par les recommandations du rapport Sarr-Savoy et les engagements croissants de plusieurs nations européennes.
Pour le Togo, il ne s'agit pas seulement de récupérer des objets. Il s'agit de renouer avec lui-même.
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