Créé en 1973 à la suite des grandes sécheresses qui ont frappé la région dans les années 1970, le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) s'est imposé, cinquante ans plus tard, comme un acteur majeur de la coopération régionale en Afrique de l'Ouest et au Sahel.
Créé en 1973 à la suite des grandes sécheresses qui ont frappé la région dans les années 1970, le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) s'est imposé, cinquante ans plus tard, comme un acteur majeur de la coopération régionale en Afrique de l'Ouest et au Sahel.
L'institution regroupe aujourd'hui 13 États membres : huit pays côtiers, dont le Togo, le Bénin, la Côte d'Ivoire ou le Sénégal ; quatre pays enclavés, comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad ; et un État insulaire, le Cap-Vert.
À l'origine, le CILSS avait pour mandat de rechercher la sécurité alimentaire et de lutter contre les effets de la sécheresse et de la désertification, pour restaurer un équilibre écologique au Sahel. Cinquante ans d'existence lui ont permis d'étendre son champ d'action bien au-delà : sécurité alimentaire et nutritionnelle, résilience climatique, gestion durable des ressources naturelles, maîtrise de l'eau et développement des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques.
Concrètement, l'institution intervient en formulant et harmonisant des stratégies régionales, en renforçant la coopération scientifique et technique entre États, en collectant et diffusant des données sur la situation alimentaire, et en renforçant les capacités des acteurs locaux, y compris du secteur privé.
Des outils devenus des références régionales
Parmi ses réalisations les plus marquantes figure le Cadre Harmonisé, l'outil de référence pour analyser la vulnérabilité à l'insécurité alimentaire dans la région. Le CILSS anime également le dispositif régional de veille sur la Prévention et Gestion des Crises (PREGEC) et le Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA), qui permettent aux États d'anticiper les crises plutôt que de les subir.
L'institution s'appuie sur deux structures spécialisées : le Centre régional AGRHYMET, basé à Niamey, dédié au climat, à l'eau et à l'agroécologie, et l'Institut du Sahel (INSAH), basé à Bamako, chargé de la recherche agricole et environnementale.
Sur le terrain, le CILSS a notamment coordonné le Programme de renforcement de la résilience à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). Sa première phase, menée de 2014 à 2022 dans sept pays, a permis de construire 235 ouvrages de mobilisation d'eau, d'aménager 5 500 hectares de périmètres irrigués et de restaurer 12 000 hectares de terres agricoles dégradées. Une deuxième phase, lancée en 2024 et étendue à neuf pays dont le Togo, doit toucher directement plus de 900 000 bénéficiaires d'ici 2027.
Pour son secrétaire exécutif adjoint, Sylvain Nafiba Ouedraogo, cette évolution s'appuie sur une expertise solide en pastoralisme, mobilité des troupeaux, santé animale et développement territorial, ainsi que sur un savoir-faire éprouvé dans la conception de programmes régionaux, en fédérant États, organisations régionales, centres de recherche et société civile.
« Cette capacité à fédérer les acteurs constitue aujourd'hui l'une des principales forces du CILSS », résume-t-il, avant d'annoncer la suite : « Le CILSS poursuivra cette dynamique en mettant son expertise technique, ses capacités de coordination régionale et son pouvoir de mobilisation au service d'une vision commune, celle de faire de l'économie pastorale un moteur de développement durable, d'intégration régionale et de prospérité partagée. »
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.