L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi à New York la résolution « Corriger la carte : rééquilibrer la représentation cartographique mondiale et promouvoir une représentation équitable des régions du monde, en particulier de l'Afrique ».
L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi à New York la résolution « Corriger la carte : rééquilibrer la représentation cartographique mondiale et promouvoir une représentation équitable des régions du monde, en particulier de l'Afrique ».
Portée par le Togo au nom de l'Union africaine, cette adoption marque bien plus qu'une victoire technique : c'est la consécration d'un pari diplomatique porté avec constance par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, et son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.
La résolution reconnaît que les représentations cartographiques disproportionnées, notamment celles issues de la projection de Mercator, ont eu des répercussions durables, cognitives, éducatives, culturelles, géopolitiques et socioéconomiques, contribuant à réduire drastiquement la place de l'Afrique et d'autres régions dans l'imaginaire collectif mondial. L'Assemblée générale y voit un enjeu de justice, de réparation mémorielle et de vérité historique.
Derrière ce succès, il y a d'abord une conviction personnelle du leader togolais : celle que l'Afrique doit cesser de subir des représentations héritées d'une autre époque et se donner les moyens de peser sur les récits qui la concernent.
Faure Gnassingbé en a fait un axe de sa diplomatie, confiant à Robert Dussey le soin de porter cette ambition jusque devant les Nations Unies. Le ministre togolais des Affaires étrangères aura su transformer une intuition politique forte en un texte fédérateur, capable de rassembler l'ensemble du continent africain autour d'une cause à la fois hautement symbolique et porteuse de conséquences concrètes pour l'éducation, la recherche et les technologies de demain.
Un score qui parle de lui-même
Le résultat du vote atteste de l'ampleur de ce succès : 164 voix pour, sur 193 membres que compte l'Organisation des Nations Unies, avec les États-Unis comme seul pays opposé au texte. Une adhésion quasi unanime, rarement atteinte sur des textes portés par un seul pays au nom d'un continent, qui confirme la capacité du Togo à fédérer bien au-delà de ses frontières et à s'imposer comme une voix qui compte sur les grands enjeux multilatéraux.
Ce qui distingue davantage encore cette victoire, c'est la cohérence dont fait preuve le Togo dans sa mise en œuvre. Le pays a d'ores et déjà annoncé qu'il serait le premier au monde à réviser ses manuels scolaires de géographie d'ici la fin de l'année, pour donner l'exemple. Une manière, pour Faure Gnassingbé et Robert Dussey, de démontrer que cette bataille diplomatique n'était pas qu'un exercice de tribune, mais bien l'amorce d'un changement concret, porté d'abord chez soi avant d'être proposé au reste du monde.
En l'espace de quelques années, la diplomatie togolaise, sous l'impulsion de Faure Gnassingbé, s'est ainsi imposée comme une force de proposition reconnue sur la scène internationale, offrant au Togo une visibilité et un rayonnement à la mesure de l'ambition portée par ses dirigeants.
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