Faure Gnassingbé est reçu cette semaine en Chine. Les 28 et 29 octobre, Moscou accueillera le troisième sommet Russie-Afrique. Deux grandes puissances qui renforcent leur présence sur le continent, par l'économie comme par la diplomatie.
Faure Gnassingbé est reçu cette semaine en Chine. Les 28 et 29 octobre, Moscou accueillera le troisième sommet Russie-Afrique. Deux grandes puissances qui renforcent leur présence sur le continent, par l'économie comme par la diplomatie.
À Lomé, on y voit une opportunité plutôt qu'un dilemme. Les dirigeants togolais le disent simplement : le pays est ouvert à de nouveaux partenaires, sans remettre en cause les coopérations anciennes. Ce n'est pas une posture de circonstance. C'est une manière de gouverner qui a fait ses preuves, celle d'un pays qui parle à tout le monde parce qu'il n'a rien à cacher et beaucoup à construire.
Le Togo a des projets : des routes, de l'énergie, des usines, une agriculture qui se transforme. Ces chantiers demandent des financements, des technologies, des marchés, des savoir-faire. Aucun partenaire seul ne peut tout apporter. Ouvrir plusieurs portes, c'est donner à chaque projet les meilleures chances d'aboutir.
Cette ouverture n'est pas neuve. Faure Gnassingbé avait été reçu à Moscou par Vladimir Poutine en novembre 2025, pour parler commerce, agriculture, énergie, sécurité alimentaire. Cette semaine, c'est Pékin qui l'accueille. La ligne est la même : le Togo choisit ses partenaires en fonction de ses besoins, pas des rivalités des autres.
Dans un monde où les grandes puissances se disputent les alliances, cette liberté de ton est un atout. Elle permet à un pays de taille modeste de se faire entendre, de comparer les offres, de négocier les meilleures conditions pour sa population. Les partenaires historiques n'y perdent rien : la confiance se renforce quand on ne l'exige pas en exclusivité.
Ce qui compte, au bout du compte, ce n'est pas le nombre de capitales visitées, mais ce que les Togolais y gagnent : des emplois, des infrastructures, des produits à vendre, des champs mieux équipés. À cette aune, la diplomatie d'ouverture de Lomé est la bonne méthode. Le pays n'a pas à choisir entre ses amis, il a surtout à les faire travailler pour lui.
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