L'ambassadrice de Turquie à Lomé, Muteber Kılıç, a offert vendredi soir une réception dans le cadre de la Semaine de la cuisine turque, célébrée chaque année du 21 au 27 mai en Turquie et à travers le monde par les missions diplomatiques.
L'ambassadrice de Turquie à Lomé, Muteber Kılıç, a offert vendredi soir une réception dans le cadre de la Semaine de la cuisine turque, célébrée chaque année du 21 au 27 mai en Turquie et à travers le monde par les missions diplomatiques.
Le gouvernement togolais était représenté par plusieurs ministres, dont Isaac Tchiakpé (Culture et Tourisme), Gado Tchangbedji (Enseignement supérieur) et Martine Moni Sankaredja (Solidarités).
Lancée en 2022 à l'initiative d'Emine Erdoğan, première dame de Turquie, cette célébration vise à faire rayonner à l'international l'une des grandes cuisines du monde, une cuisine qui, bien au-delà du kebab popularisé en Europe, recèle une richesse et une profondeur historique rarement égalées.
La gastronomie turque est le fruit de trois millénaires de civilisations entremêlées. Héritière de la cuisine nomade des peuples turcs d'Asie centrale, enrichie par les traditions culinaires de l'Empire byzantin, puis sublimée pendant six siècles par les cuisines palatiales de l'Empire ottoman, elle constitue l'un des patrimoines gastronomiques les plus riches et les plus complexes au monde.
Les cuisines des palais ottomans, en particulier celles du palais de Topkapı à Istanbul, employaient des centaines de cuisiniers spécialisés, chacun maître d'une préparation précise : viandes, pâtisseries, sorbets, confitures, conserves. Un raffinement culinaire comparable aux grandes cours royales européennes.
Les grands classiques d'une cuisine vivante
La cuisine turque se distingue par la générosité de ses mezze, ces petites entrées froides et chaudes servies en abondance : houmous, cacık (yaourt au concombre), dolma (feuilles de vigne farcies), börek (feuilletés au fromage ou à la viande). Le lahmacun, fine galette garnie de viande épicée, côtoie le pide, cousin turc de la pizza. Les kebabs, dans leurs dizaines de variantes régionales, témoignent de la maîtrise turque des viandes grillées.
Les desserts forment un univers à part entière. Le baklava, feuillets de pâte fine, noix, miel et sirop, est l'emblème d'une pâtisserie qui compte aussi le kadayıf, le lokum (délices turcs) et le sütlaç, riz au lait parfumé à la rose.
Les boissons ne sont pas en reste : le çay, thé noir servi brûlant dans de petits verres en forme de tulipe, est la boisson nationale ; le café turc, épais et non filtré, est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2013.
Ce n'est pas un hasard si la Turquie défend avec autant de conviction sa gastronomie sur la scène internationale. La cuisine turque est aujourd'hui candidate à l'inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, une reconnaissance qui consacrerait des siècles de savoir-faire, de transmission et d'invention culinaire.
À Lomé, le temps d'une soirée, c'est tout cet héritage que l'ambassadrice Muteber Kılıç a choisi de partager, une belle façon de rappeler que la diplomatie passe aussi, et peut-être d'abord, par la table.
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