Le risque pays est une évaluation de la probabilité qu'un État ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements financiers ou d'offrir un environnement stable et prévisible aux investisseurs étrangers.
Le risque pays est une évaluation de la probabilité qu'un État ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements financiers ou d'offrir un environnement stable et prévisible aux investisseurs étrangers.
C'est en quelque sorte la « cote de confiance » d'un pays sur la scène économique internationale. Plus la note est élevée, plus le pays est jugé sûr et attractif pour les investisseurs. Ce type de rapport est déterminant pour orienter les décisions d'investissement, négocier des emprunts sur les marchés internationaux et attirer des partenaires économiques.
Premier rapport risque pays consacré au Togo par Bloomfield Ratings, l'agence de notation financière panafricaine basée à Abidjan, présenté jeudi à Lomé : le Togo obtient une note globale de 5,9/10, qualifiée de risque modéré, un résultat encourageant pour un pays en développement évoluant dans un contexte régional complexe.
Les détails par indicateur révèlent des forces réelles : solidité du système financier (6,5), climat des affaires (6,3) et performances macroéconomiques (6,2) affichent des notes au-dessus de la moyenne. Le risque sociopolitique (5,1) et la gestion des finances publiques (5,5) constituent les points de vigilance.
Le rapport ne cache pas certaines fragilités budgétaires préoccupantes. Le déficit budgétaire rapporté au PIB est passé de 1% en 2019 à 6% en 2024, dépassant la norme communautaire de 3%. La dette extérieure a progressé de 137,7% entre 2019 et 2024, tandis que la dette intérieure bondissait de 68,2% sur la même période.
Plus alarmant encore : le service de la dette absorbe désormais 90,5% des recettes fiscales — contre 82,8% en 2019 — réduisant considérablement les marges de manœuvre budgétaires de l'État.
Sur le plan sociopolitique, le rapport note des progrès tangibles. Le taux de chômage est resté stable à 2% entre 2021 et 2025. Le taux de précarité de l'emploi a reculé de 3,7 points, passant de 78,7% à 75%. Le taux de pauvreté monétaire est passé de 45% en 2018 à 43,8% en 2021, une amélioration modeste mais réelle.
Le ministre de l'Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a pris acte du rapport et rassuré sur les mesures correctives en cours : programme d'urgence pour les populations vulnérables, investissements dans la santé, l'éducation et l'eau, développement de zones économiques spéciales et renforcement des dispositifs de sécurité.
Le rapport complet sera d'abord aux officiels togolais avant sa publication.
Bloomfield Ratings est l’équivalent africain de Fitch et S&P Global. Son influence est toutefois moins importante.
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