Dix sept ans. C'est le temps qui sépare la dernière session spéciale des ministres des Finances de l'OHADA, tenue en 2006, de celle qui s'ouvre cette semaine à Lomé.
Dix sept ans. C'est le temps qui sépare la dernière session spéciale des ministres des Finances de l'OHADA, tenue en 2006, de celle qui s'ouvre cette semaine au Togo.
Une éternité pour une organisation qui, malgré son succès reconnu, continue de batailler pour financer ses propres activités.
Le Comité des Experts de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a ouvert ses travaux lundi à Lomé, désignée « capitale de l'OHADA pour 2026 », en prélude à la session spéciale des ministres des Finances prévue vendredi prochain.
L’OHADA, qui regroupe 17 États africains, a profondément transformé le droit des affaires sur le continent. « Un investisseur ne choisit pas seulement un pays : il choisit un droit », résume bien l'enjeu de l'institution.
Mais le constat du secrétaire permanent, Mayatta N'Diaye Mbaye, est sans détour : « Le temps que nous mettons dans la recherche de financement, si nous le consacrions à des actions concrètes sur le terrain, l'Organisation serait toute autre. » Le mécanisme de financement autonome mis en place en 2003 est resté « marqué par une large ineffectivité », fragilisant le fonctionnement de l'institution depuis plus d'une décennie.
Lomé au cœur de la solution
La session se tient à Lomé grâce à la « haute priorité » accordée au dossier par le ministre des Finances et du Budget du Togo, copresident en exercice du conseil des ministres de l'OHADA pour 2026.
Avec l'appui de l'Agence française de développement (AFD), les experts examinent les conclusions de consultants mandatés pour proposer un modèle de financement « concret, réaliste et pérenne ».
Vecteur reconnu de sécurité juridique et d'attractivité des investissements en Afrique, l’organisation doit trouver les moyens durables de son ambition.
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