Eco & Finance

Lomé traque l’argent sale de la criminalité maritime

Le Togo poursuit le renforcement de son dispositif de lutte contre les crimes financiers. Un atelier national consacré à l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme liés à la criminalité maritime, ainsi qu’aux nouvelles méthodes utilisées par les réseaux criminels, se tient jusqu'à vendredi.

Transparence financière et confiance des investisseurs © republicoftogo.com

Le Togo poursuit le renforcement de son dispositif de lutte contre les crimes financiers.

Un atelier national consacré à l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme liés à la criminalité maritime, ainsi qu’aux nouvelles méthodes utilisées par les réseaux criminels, se tient jusqu'à vendredi.

Mieux identifier les menaces, renforcer la coordination entre les institutions et définir des mesures nouvelles pour prévenir et combattre les flux financiers illicites.

Le pays a fait de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération une priorité de l’action publique.

Cette volonté s’est notamment traduite par l’adoption d’une nouvelle législation en mars 2026, conforme aux standards internationaux du Groupe d’action financière (GAFI), du GIABA et de l’UEMOA.

La sécurité maritime constitue un enjeu majeur pour le Togo, dont l’économie dépend largement des activités portuaires et des échanges commerciaux. 

Déjà à l’origine du sommet de l’Union africaine de 2016 ayant abouti à l’adoption de la Charte de Lomé, le pays entend renforcer la surveillance des espaces maritimes et la lutte contre les trafics illicites dans le golfe de Guinée.

Trois priorités ont été fixées aux participants : une meilleure identification des secteurs à risque, un partage accru des informations entre les institutions nationales et les partenaires internationaux, et une plus grande efficacité des enquêtes, des poursuites judiciaires et de la confiscation des avoirs criminels.

Le gouvernement attend de cet atelier des recommandations opérationnelles susceptibles de consolider la transparence financière et la confiance des investisseurs.

Cette initiative bénéficie notamment de l’appui du GIABA et de la Banque africaine de développement (BAD).

Les travaux son dirigés par Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières du Togo (CENTIF), qui représentait le ministre des Finances et du Budget. 

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