Le Togo entend renforcer son arsenal contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Le Togo entend renforcer son arsenal contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Au-delà des pratiques les plus connues - filets à petites mailles et usage du carbure -, la lutte s'étend désormais à la surexploitation et à la qualité des poissons ramenés à bord. Des comités de gestion locale veillent en permanence sur la douzaine de campements du littoral togolais, du port de pêche de Lomé (POPEL) aux onze autres sites côtiers.
Parmi les mesures annoncées : 51 jours de repos biologique annuel, soit un dimanche par semaine pour la pêche en mer. Les sanctions sont sévères. L'usage du carbure entraîne deux mois de saisie de l'embarcation et une amende pouvant dépasser 500 000 Fcfa. La violation du repos dominical est sanctionnée par une amende identique assortie de trois mois de saisie.
« Le gouvernement a mis le paquet et continue de déployer des efforts pour une lutte efficace », a salué Jean Komlan Koudjagbo, délégué du port de pêche de Lomé, qui plaide néanmoins pour que la période de repos biologique soit avancée au mois de juin, « véritable période morte », plutôt qu'en juillet.
Reste un problème non résolu, celui du pillage des zones poissonneuses par les navires-usines asiatiques qui pillent les ressources locales.
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