Premier exportateur africain de soja biologique vers l’Union européenne pendant quatre ans, le Togo voit sa filière perdre de la vitesse.
Premier exportateur africain de soja biologique vers l’Union européenne pendant quatre ans, le Togo voit sa filière perdre de la vitesse.
Le succès a été fulgurant. En huit ans, la production togolaise de soja est passée de 25 000 à plus de 260 000 tonnes. Les exportations de soja bio vers l’Europe ont suivi : 43 000 tonnes en 2020, 51 000 en 2021, 108 000 en 2022, puis 120 000 en 2023.
Mais la dynamique s’est essoufflée. Problèmes de qualité, baisse des rendements, accès difficile au crédit : la filière, qui fait vivre près de 200 000 ménages, est sous pression.
Le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS) mise sur une restructuration.
Soutenue par la coopération allemande (GIZ) et le gouvernement, cette réforme doit renforcer la gouvernance de la filière et son autonomie financière. Elle doit aboutir à un plan de développement centré sur la mécanisation, l’assurance agricole, l’encadrement technique et la formation des acteurs.
« Un retour au moment de gloire est encore possible», assure Mounirou Koriko, président du CIFS.
La filière vise une production de 600 000 à 800 000 tonnes dans les prochaines années. Il faudra pour cela lever les blocages structurels et renforcer le financement, la production et la transformation locale.
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