C'est parti pour la 5ᵉ édition de la campagne de production du soja, avec un objectif de 300 000 tonnes.
C'est parti pour la 5ᵉ édition de la campagne de production du soja, avec un objectif de 300 000 tonnes.
Placée sous le thème « Soja biologique, notre choix, notre avenir », elle marque, pour le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS Togo), le point de départ d'une nouvelle saison d'engagement en faveur d'une filière jugée stratégique.
Le pari du bio face à la concurrence internationale
Pourquoi ce virage vers le biologique ? La réponse tient en une équation simple : face à une offre internationale largement dominante, le Togo n'a pas la taille pour rivaliser sur les volumes.
« Ce choix se justifie parce que, compte tenu de la taille de notre production face à l'offre internationale, nous devrons, pour plus de valeur ajoutée, nous orienter vers les marchés de niche. Le soja biologique constitue donc l'outil parfait pour un avenir radieux de la filière et de ses acteurs », explique Mounirou Koriko, président du conseil d'administration du CIFS.
Au-delà de sa propre filière, le soja togolais reste un maillon essentiel de l'agro-industrie nationale : création de valeur et d'emplois, réduction des importations d'oléagineux, soutien à d'autres filières comme celle de la volaille.
Le gouvernement, les producteurs, les organisations professionnelles et les partenaires techniques et financiers entendent poursuivre leurs efforts sur plusieurs fronts : encadrement des producteurs, diffusion de bonnes pratiques agricoles, structuration des coopératives, amélioration des chaînes de valeur.
Sur le terrain, plusieurs priorités se dessinent : améliorer l'accès aux semences améliorées et aux intrants de qualité, renforcer l'appui-conseil et la formation des producteurs, promouvoir une mécanisation adaptée, développer des solutions de financement inclusives, professionnaliser les coopératives, encourager des pratiques résilientes face au changement climatique, et resserrer les liens entre producteurs, transformateurs et marché.
Pour Mounirou Koriko, l'enjeu dépasse la seule logique commerciale. « Faire le choix du soja biologique, ce n'est pas seulement répondre à une demande internationale croissante ; c'est un choix de souveraineté économique, de préservation de nos sols et de notre santé pour nos populations », souligne-t-il, avant d'ajouter : « En capitalisant sur le label bio, nous offrons une réelle valeur ajoutée à nos producteurs et nous positionnons le Togo comme un leader incontournable sur les marchés internationaux. »
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