Face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo. » Ces mots publiés mercredi sur X par le ministre français de la Justice Gérald Darmanin, après sa rencontre avec son homologue togolais Pacôme Yaovi Adjourouvi, résument l'esprit d'une coopération judiciaire active.
Face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo. » Ces mots publiés mercredi sur X par le ministre français de la Justice Gérald Darmanin, après sa rencontre avec son homologue togolais Pacôme Yaovi Adjourouvi, résument l'esprit d'une coopération judiciaire active.
Elle s’inscrit dans un cadre historique dense, nourri par des décennies de liens institutionnels, de formation des magistrats et d'échanges d'expertise juridique. Mais le contexte sécuritaire régional lui confère aujourd'hui une urgence nouvelle.
Sur le plan pénal, les deux pays coopèrent dans le cadre de l'entraide judiciaire internationale, échanges d'informations, exécution de commissions rogatoires, extraditions et remises de personnes recherchées. Une coopération qui prend tout son sens dans un contexte où les réseaux criminels et terroristes opèrent de plus en plus au-delà des frontières nationales.
La menace terroriste, priorité commune
Le Togo fait face depuis plusieurs années à des incursions jihadistes à ses frontières nord, alimentées par la déstabilisation du Sahel. Dans ce contexte, la coopération judiciaire avec la France, qui dispose d'une expertise reconnue dans la lutte contre le financement du terrorisme, le suivi des combattants étrangers et la gestion des dossiers de radicalisation, représente un atout précieux pour Lomé.
La référence aux « ingérences » dans la déclaration de Darmanin est également significative. Elle renvoie à une préoccupation partagée par les deux pays face aux tentatives de déstabilisation de régimes étrangers qui ciblent les États africains alliés de la France et cherchent à fragiliser leurs institutions judiciaires et sécuritaires.
Au-delà de la coopération opérationnelle, la France accompagne le Togo dans la modernisation de son système judiciaire.
Des programmes de formation des magistrats togolais sont régulièrement organisés, en France et sur place, avec l'appui de l'École nationale de la magistrature (ENM) française. Des échanges portent également sur la réforme des codes de procédure, la lutte contre la corruption et le renforcement de l'indépendance de la justice.
Cette rencontre parisienne s'inscrit dans la dynamique insufflée par la visite de Jean-Noël Barrot à Lomé en avril dernier, première visite d'un chef de la diplomatie française à Lomé depuis vingt ans.
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