La souveraineté d’un État se mesure aussi à sa capacité à définir librement son organisation institutionnelle, dans le respect de ses engagements juridiques et des aspirations de son peuple.
La souveraineté d’un État se mesure aussi à sa capacité à définir librement son organisation institutionnelle, dans le respect de ses engagements juridiques et des aspirations de son peuple.
C’est la position défendue par le quotidien Togo Matin dans son édition de lundi, au sujet de la Constitution du 6 mai 2024.
Pour le journal, le choix opéré par le Togo mérite un débat fondé sur le droit, la responsabilité et le respect de l’indépendance des États.
Adoptée par l’Assemblée nationale, la Constitution de 2024 a fait basculer le Togo d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. Le pouvoir exécutif est désormais exercé par le président du Conseil des ministres, fonction occupée par Faure Gnassingbé, tandis que le président de la République, élu par le Parlement, joue un rôle essentiellement protocolaire.
Cette réforme a été contestée par une partie de l’opposition et de la société civile, qui y voient un moyen de prolonger le maintien au pouvoir de Faure Gnassingbé.
Le gouvernement, lui, la présente comme une modernisation des institutions.
Togo Matin N°1673.pdf
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