Le 4 novembre, l’Hôpital Dogta-Lafiè de Lomé a réalisé la première chirurgie endoscopique du rachis au Togo. L’incision ne mesurait que 8 millimètres, et le patient s’est remis debout une heure après l’opération, selon La Nouvelle République.
Le 4 novembre, l’Hôpital Dogta-Lafiè de Lomé a réalisé la première chirurgie endoscopique du rachis au Togo. L’incision ne mesurait que 8 millimètres, et le patient s’est remis debout une heure après l’opération, selon La Nouvelle République.
Jusqu’ici, opérer la colonne vertébrale voulait dire une incision de plusieurs centimètres, des muscles écartés, une longue convalescence. Ou un billet d’avion pour une évacuation sanitaire à l’étranger. Cette première intervention endoscopique ouvre une autre voie.
La chirurgie endoscopique du rachis est une technique « mini-invasive ». Le chirurgien ne pratique pas une large ouverture : il introduit par une incision de moins d’un centimètre un tube fin, l’endoscope, équipé d’une caméra haute définition et d’une source lumineuse.
L’image est retransmise sur un écran, et l’opération se fait avec des micro-instruments glissés dans le même canal, sous irrigation continue de sérum physiologique.
Elle sert surtout à traiter les hernies discales et certains rétrécissements du canal rachidien. Ces lésions compriment les nerfs et provoquent des douleurs lombaires, des sciatiques, des engourdissements ou une perte de force dans les jambes. Le chirurgien retire le fragment de disque ou l’os qui comprime le nerf, sans couper ni décoller les muscles du dos.
Pour le patient, les avantages sont nets : moins de saignement, moins de douleur après l’opération, un risque d’infection réduit, une cicatrice minime.
L’hospitalisation est souvent de 24 à 48 heures, et la reprise d’activité rapide. La technique ne convient toutefois pas à tous les cas : les instabilités de la colonne, les déformations importantes ou certaines fractures demandent toujours une chirurgie classique. Elle exige aussi un équipement coûteux et une longue formation des chirurgiens.
L’Hôpital Dogta-Lafiè a été inauguré en 2023.
Il est situé à Agoènyivé, dans la banlieue nord de Lomé. Son nom signifie « hôpital de la santé » en langues moba et nawdba. Le projet a été porté par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L’établissement couvre 11 000 m² et dispose de 160 lits et de six blocs opératoires. Il propose consultations, hospitalisation, imagerie, maternité et explorations fonctionnelles.
L’hôpital s’est fait une place dans la médecine de pointe.
En octobre 2025, il est devenu le premier établissement africain équipé du Focal One, un robot français qui traite le cancer de la prostate par ultrasons, sans incision ni radiothérapie. Il a aussi ouvert un centre de dépistage du cancer du sein en mammographie 3D, et des consultations sont désormais proposées à Kara.
La Nouvelle République N°160.pdf
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