L'Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI, opposition) refuse de suivre les partis d'opposition qui réclament la fin du Cadre permanent de concertation (CPC). Pour la formation dirigée par Aimé Gogué, le problème n'est pas le CPC lui-même, mais son fonctionnement.
L'Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI, opposition) refuse de suivre les partis d'opposition qui réclament la fin du Cadre permanent de concertation (CPC). Pour la formation dirigée par Aimé Gogué, le problème n'est pas le CPC lui-même, mais son fonctionnement.
L'ADDI a bien suspendu sa participation aux travaux, mais son président défend toujours l'instance. « Ce n'est pas que le CPC ne soit pas le cadre indiqué, mais c'est la représentation qui pose problème. Nous pensons que le gouvernement a favorisé des personnes qui sont alignées sur sa position », a-t-il déclaré.
Premier grief : le maintien de Mohamed Tchassona Traoré à la présidence du CPC, en contradiction, selon Gogué, avec les textes qui limitent un mandat à une seule session. Il pointe aussi la présence de partis « de nom », sans réelle implantation.
Second grief, et non des moindres : l'efficacité de l'instance. Gogué déplore que ses recommandations restent lettre morte, citant les demandes répétées de recomposition de la Céni (Commission électorale) avant les dernières élections locales, restées sans réponse.
Malgré ces critiques, l'ADDI ne tourne pas le dos au dialogue. « Nous sommes convaincus qu'il faut un dialogue permanent au sein de la classe politique, et que ce doit être un dialogue interne », affirme Aimé Gogué.
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