Région & Afrique

RDC-Rwanda : désaccord sur le désarmement des FDLR

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mardi qu'un groupe armé rwandais opérant dans l'est du pays avait signé un protocole d'engagement en faveur de son désarmement.

La paix est encore loin © republicoftogo.com

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mardi qu'un groupe armé rwandais opérant dans l'est du pays avait signé un protocole d'engagement en faveur de son désarmement.

Le Rwanda a toutefois rejeté cette démarche, la jugeant contraire à l'accord de paix négocié sous l'égide des États-Unis entre les deux pays.

Selon le gouvernement congolais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe fondé par des combattants hutus, dont certains liés aux auteurs du génocide rwandais de 1994, ont signé un protocole portant sur le désarmement, la démobilisation et le cantonnement.

Les FDLR occupent une place centrale dans l'accord de paix signé par la RDC et le Rwanda à Washington l'année dernière, destiné à mettre fin au conflit dans l'est congolais.

Cet accord engage les deux parties à mettre en œuvre un plan prévoyant la neutralisation des FDLR et le désengagement des forces rwandaises présentes dans l'est de la RDC, faisant des progrès réalisés sur ce dossier un test clé de l'accord.

Le Rwanda accuse de longue date la RDC de coopérer avec ce groupe, tandis que Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles de l'AFC/M23. Les combats se poursuivent malgré la signature de l'accord de paix.

Une copie du protocole montre que les FDLR acceptent, en principe, de désarmer, de se démobiliser et de rejoindre des sites de cantonnement dans le cadre d'un processus prévu à cet effet, sous réserve de garanties sécuritaires et d'une protection contre toute extradition forcée vers le Rwanda.

Le texte ne précise toutefois ni le nombre de combattants concernés, ni l'emplacement des sites de cantonnement, ni la date de début du désarmement, ni si des combattants ont déjà rendu leurs armes.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé que ce protocole était conforme à l'accord de Washington et représentait une avancée dans la mise en œuvre des obligations de la RDC.

De son côté, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a qualifié ce protocole de manœuvre dilatoire, estimant que l'accord de paix exigeait la neutralisation des FDLR, et non des négociations avec le groupe.

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