Le Togo franchit une nouvelle étape dans la transformation de son système sanitaire. Ce mardi à Lomé, les autorités ont lancé le Projet des Établissements Hospitaliers (PEH), une initiative ambitieuse qui vise à réorganiser et moderniser les structures de santé sur l’ensemble du territoire national.
Pensé pour renforcer la gouvernance des hôpitaux, améliorer leur fonctionnement interne et la qualité des soins, le projet prend en compte les spécificités de chaque région et s’aligne avec les grandes orientations de la feuille de route gouvernementale 2025.
Le PEH a pour but d’établir des standards clairs pour chaque établissement sanitaire, en matière de soins, d’administration et de performance. L’objectif est de doter les hôpitaux de référentiels de qualité adaptés, capables de répondre aux attentes des usagers dans un environnement sanitaire en pleine mutation.
Il s’agit aussi de mieux encadrer le personnel, structurer les services, et faciliter la mise en place d’indicateurs fiables de performance. À terme, le projet ambitionne d’instaurer une culture d’excellence et de transparence dans le secteur de la santé.
La certification ISO : pas une garantie automatique de qualité
Dans un autre registre, mais toujours lié à la qualité, l’Agence togolaise de normalisation (ATN) a lancé une alerte publique sur l’utilisation abusive ou mal comprise de la certification ISO par certaines entreprises.
Son directeur général, Essot’na Héyou Bodjona, a rappelé que la certification ISO – notamment la norme ISO 9001 – concerne les systèmes de gestion de la qualité des entreprises, mais ne certifie pas automatiquement les produits qu’elles mettent sur le marché.
« Quand j’ai une certification ISO 9001, c’est mon entreprise qui est certifiée, ce n’est pas encore mon produit », a-t-il précisé.
Il a déploré que certaines sociétés togolaises, bien qu’ayant obtenu une certification de système, aient vu leurs produits rejetés à l’international faute de conformité aux normes spécifiques exigées dans leur domaine.
L’ATN appelle donc à plus de vigilance, de rigueur et de pédagogie autour de la certification, en insistant sur la nécessité de sensibiliser davantage les entreprises et de les accompagner dans le processus complet de certification produit, là où cela est requis.
« La qualité ne se décrète pas. Elle se démontre par des processus rigoureux et vérifiables. La certification est aujourd’hui un passage obligé pour rester compétitif dans un marché mondial de plus en plus exigeant », a conclu M. Bodjona.
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