La Conférence des évêques du Togo (CET) tient sa 143ᵉ session du 11 au 16 octobre à Kara.
La Conférence des évêques du Togo (CET) tient sa 143ᵉ session du 11 au 16 octobre à Kara.
Elle examinera la vie pastorale des diocèses, le centenaire des Œuvres pontificales missionnaires et les défis des grands séminaires. À l'ordre du jour figure aussi l'actualité sociopolitique nationale, et ce point relance un débat ancien : jusqu'où l'Église peut-elle aller dans le champ politique ?
Le Togo est un État laïc : l'Église et l'État ont chacun leur domaine. L'Église a la charge des âmes, de l'éducation et de l'action sociale, tandis que la conduite des affaires publiques revient aux institutions élues. Dans cette logique, nombre de Togolais estiment que les responsables religieux devraient s'en tenir à leur mission spirituelle.
La CET est pourtant intervenue à plusieurs reprises dans le débat public ces dernières années. En mars 2024, elle a demandé de surseoir à la promulgation de la nouvelle Constitution adoptée par une l’Assemblée nationale.
On se rappelle également que l'archevêque émérite Mgr Philippe Fanoko Kpodzro avait soutenu la candidature d'un opposant à l’élection présidentielle, Agbéyomé Kodjo.
Les évêques répondent que leurs prises de parole relèvent de la doctrine sociale de l'Église. Ils parlent de justice, de paix et de dialogue, sans soutenir de parti ni de candidat. Leurs critiques y voient au contraire une ingérence dans des choix qui appartiennent aux citoyens et à leurs représentants.
La session de Kara dira dans quels termes la CET abordera, cette fois, la situation du pays.
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