Au Togo, le pain occupe une place centrale dans les habitudes alimentaires. Consommé au petit-déjeuner, au déjeuner ou en collation, il est présent sous de multiples formes.
Au Togo, le pain occupe une place centrale dans les habitudes alimentaires. Consommé au petit-déjeuner, au déjeuner ou en collation, il est présent sous de multiples formes.
Mais derrière cette forte consommation se cache une réalité économique préoccupante : la farine de blé, principale matière première du pain, est presque entièrement importée, ce qui renchérit les coûts de production et pèse sur le prix final payé par les ménages.
Face à cette dépendance extérieure, les pouvoirs publics multiplient les initiatives pour encourager l’utilisation de farines locales dans la fabrication. Une stratégie qui vise à réduire les importations, soutenir l’agriculture et créer de la valeur ajoutée au niveau local.
Parmi les solutions les plus avancées figure la farine de manioc, largement produite au Togo. Transformée en farine panifiable, elle peut être incorporée partiellement au blé pour fabriquer du pain tout en conservant une texture acceptable. Le manioc présente l’avantage d’être abondant, peu coûteux et bien maîtrisé par les producteurs locaux.
La farine de maïs constitue une autre alternative crédible. Déjà très utilisée dans l’alimentation togolaise, elle peut entrer dans la composition de pains composites. Son intégration permet de réduire la proportion de blé importé, même si des ajustements techniques sont nécessaires pour garantir une bonne levée et une qualité constante.
Le sorgho et le mil, cultivés notamment dans les régions septentrionales, offrent également des perspectives intéressantes. Riches sur le plan nutritionnel, ces céréales locales peuvent être transformées en farines destinées à des pains à forte valeur ajoutée, appréciés pour leurs qualités diététiques. Leur utilisation reste encore marginale, mais suscite un intérêt croissant.
Plutôt qu’un remplacement total du blé, les autorités misent sur les farines composites, associant farine de blé et farines locales (manioc, maïs, sorgho ou mil). Cette approche progressive permet aux boulangers de s’adapter, tout en maintenant la qualité du pain et en réduisant les coûts liés aux importations.
La promotion des farines locales répond à plusieurs objectifs : stabiliser le prix du pain, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir les producteurs agricoles et développer une industrie de transformation locale. Pour réussir, cette transition nécessite un accompagnement technique des boulangers, des normes de qualité claires et une sensibilisation des consommateurs.
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