Pas d'éducation à deux vitesses

15/01/2008
Pas d'éducation à deux vitesses

Certains professeurs du secteur public sont dans le collimateur du ministre de l'Enseignement primaire. Ils sont accusés de donner des petits cours payants à certains élèves dans l'enceinte même des écoles, et avec l'accord plus ou moins tacite des chefs d'établissements, en dehors des heures légales. Résultat : un enseignement à deux vitesses. Celui pour les plus riches qui peuvent offrir à leurs enfants un soutien extra-scolaire et ceux qui, malheureusement, n'en ont pas les moyens.

Dans un communiqué rendu public mardi, le ministre des Enseignements primaires et secondaires, Yves Nagou Madow, affirme que « Certains enseignants des établissements scolaires publics se permettent d'organiser avec la caution de leur chef d'établissement des séances de répétition payantes à l'intention des élèves en dehors des heures réglementaires de cours, notamment les mercredis après-midi et les samedis matins ».Yves Nagou Madow laisse même entendre que des professeurs peu scrupuleux forceraient certains parents démunis à payer pour ces « révisions ».

« Il n'est pas correct de créer des dépenses supplémentaires aux parents alors que ceux-ci consentent déjà d'énormes sacrifices pour assurer les frais de scolarisation de leurs enfants », assure-t-il.

Pour M. Nagou Madow, il revient aussi aux parents d'élèves de ne pas cautionner des telles pratiques.

Des instructions ont été données aux directeurs régionaux de l'éducation et aux inspecteurs pour faire respecter scrupuleusement les dispositions légales.

Au Togo, la réglementation en matière de législation scolaire précise que les activités pédagogiques doivent se dérouler dans le strict respect du calendrier et du rythme scolaire des élèves.

 

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