La Cédéao veut des données plus fiables sur la consommation et l'efficacité énergétique de ses États membres.
La Cédéao veut des données plus fiables sur la consommation et l'efficacité énergétique de ses États membres.
Une concertation régionale s'est ouverte lundi à Lomé pour valider les données de 2023 et 2024.
Les experts des douze pays passent au crible les chiffres collectés dans chaque pays : consommation d'énergie, pertes d'électricité, usages dans les ménages, l'industrie et les transports.
Le problème est connu. Certaines informations sont dispersées ou incomplètes, ce qui complique l'évaluation des besoins et la préparation des investissements. « On ne pilote pas ce que l'on ne mesure pas », résume Robert Koffi Messan Eklo, ministre délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières.
Le précédent rapport régional, qui couvrait 2018-2022, donne la mesure du chantier. La consommation finale d'énergie augmentait de 3,85 % par an en moyenne. Le secteur résidentiel en représentait 55 %, et la biomasse fournissait 77 % de l'énergie utilisée pour la cuisson. Les pertes d'électricité atteignaient 21,3 % en 2022, soit plus du double de la cible de 10 % que la CEDEAO s'était fixée pour 2020.
Les experts doivent aussi définir une stratégie commune pour mieux collecter les données dans les prochaines années.
Chaque pays repartira avec une base validée, utilisable dans son propre système d'information énergétique. Ces chiffres serviront également à préparer la deuxième édition du rapport régional sur l'efficacité énergétique de la Cédéao, et à alimenter les bases de données régionales et africaines.
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