Cédéao

Santé animale : l'Afrique de l'Ouest cherche des solutions communes à Lomé

La mobilité du bétail en Afrique de l'Ouest est à la fois une richesse et un défi. Richesse, parce qu'elle structure des économies rurales entières et nourrit des millions de familles.

Géer la mobilité du bétail © republicoftogo.com

La mobilité du bétail en Afrique de l'Ouest est à la fois une richesse et un défi. Richesse, parce qu'elle structure des économies rurales entières et nourrit des millions de familles.

Défi, parce qu'elle échappe souvent aux systèmes de contrôle sanitaire, favorise la propagation de maladies animales transfrontalières et génère des tensions sécuritaires croissantes. 

Pour y répondre, les services vétérinaires des pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel sont réunis depuis mercredi à Lomé, à l'initiative de la Commission de la Cédéao.

Les experts échangent sur les rôles et responsabilités des services vétérinaires dans la mise en place de systèmes d'identification et de traçabilité du bétail.

Car dans cette région, l'élevage transhumant est la règle : des troupeaux entiers parcourent des centaines de kilomètres, traversant frontières et zones de conflit, rendant leur suivi épidémiologique extrêmement complexe. Le changement climatique, en modifiant les ressources pastorales et les itinéraires de transhumance, ne fait qu'aggraver la situation.

Les travaux de Lomé ne se limitent pas au diagnostic. Au-delà de l'inventaire des dispositifs juridiques, administratifs et institutionnels existants dans chaque pays, les participants présenteront des initiatives transfrontalières et travailleront à l'élaboration d'une feuille de route commune pour permettre aux services vétérinaires nationaux d'assumer pleinement leur mission de surveillance et de contrôle.

Pour le Togo, pays déficitaire en produits carnés et confronté aux mêmes défis structurels que ses voisins, cette rencontre tombe à point nommé. 

Le pays a déjà engagé plusieurs réformes significatives : renforcement des capacités vétérinaires, amélioration de la surveillance épidémiologique, digitalisation progressive des services et promotion des systèmes d'identification animale. Des avancées concrètes qui témoignent d'une volonté affirmée de faire de l'élevage un véritable levier de souveraineté alimentaire et de croissance inclusive.

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