Une réunion du comité de pilotage du projet d’autoroute Abidjan-Lagos s’est tenue vendredi à Lomé.
Une réunion du comité de pilotage du projet d’autoroute Abidjan-Lagos s’est tenue vendredi à Lomé.
Des représentants de la Cédéao, de la BAD, de l’Autorité de gestion du corridor (ALCOMA), du Nigeria, du Ghana, de Côte d'Ivoire et du Togo étaient présents.
A cette occasion, le ministre togolais des Infrastructures, Sani Yaya, a formulé plusieurs propositions pour accélérer ce chantier.
Longue d’environ 1 000 kilomètres, l’autoroute doit relier cinq pays, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, et faciliter les échanges commerciaux, aujourd’hui freinés par l’absence d’une infrastructure adaptée.
M. Yaya a salué les avancées récentes, à commencer par la baisse du coût estimé du projet, ramené de 15 milliards de dollars à 13, voire 10 milliards selon les options. Il espère que de nouvelles économies permettront de descendre encore sous ce seuil.
Le Togo a surtout insisté sur un point : l’autoroute ne servira à rien tant qu’elle ne sera pas achevée de bout en bout. « Tant qu’une portion n’est pas construite, nous n’avons pas de corridor », a résumé le ministre.
Lomé propose donc que la libération des terrains nécessaires aux travaux soit gérée de manière centralisée par l’ALCOMA et financée par les bailleurs, plutôt que laissée à chaque pays. Une manière d’éviter qu’un retard dans un État ne bloque l’ensemble du projet.
Le Togo plaide aussi pour une caisse commune permettant de partager les recettes entre les tronçons les plus rentables et ceux qui le seront moins. Sans ce mécanisme, certains pays pourraient hésiter à financer une portion peu fréquentée alors que d’autres en tireraient profit.
Enfin, Sani Yaya a appelé à finaliser rapidement la mise en place de l’ALCOMA, notamment le recrutement de son directeur général, son siège devant être installé en Côte d’Ivoire.
Le ministre de la Sécurité, Calixte Batossie Madjoulba, participait également aux discussions aux côtés de son collègue de l'Administration territoriale, Awate Hodabalo.
Selon la BAD, les travaux devraient débuter en 2027 pour une durée de quatre ans, avec une mise en service visée vers 2031.
Le projet, envisagé depuis plus d’une décennie, a toutefois déjà connu de nombreux retards.
Il s’agira d’une autoroute à péage de quatre à six voies, avec jusqu’à huit voies dans l’agglomération de Lagos. Elle sera connectée aux autres corridors routiers, ferroviaires et aéroportuaires de la région, reliant les pays enclavés du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) aux huit ports de la côte. Elle constitue un tronçon de la grande route côtière Dakar-Abidjan-Lagos.
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