Développement

L'Allemagne mise sur les racines et tubercules

Produire, ce n'est plus tout. Encore faut-il s'organiser, peser dans les décisions et défendre les intérêts collectifs. 

Fatma Bouchareb, directrice adjointe à la Coopération internationale à l’AHA © republicoftogo.com

Produire, ce n'est plus tout. Encore faut-il s'organiser, peser dans les décisions et défendre les intérêts collectifs. 

C'est précisément le pari que font l'Andreas Hermes Akademie (AHA), centre allemand de formation dédié au secteur agricole, et la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), qui viennent de nouer un partenariat centré sur la filière des plantes à racines et tubercules, manioc, igname, patate douce, taro, des cultures vivrières essentielles, mais historiquement sous-structurées par rapport aux filières d'exportation comme le cacao ou le coton.

Née en Allemagne comme académie de formation des jeunes agriculteurs, elle a ouvert son volet international dès 2006 en formant des agri-entrepreneurs en Afrique, avant de structurer en 2014 « AHA International », dédiée au renforcement des organisations paysannes dans les pays en développement. 

L'académie intervient aujourd'hui dans plusieurs pays du continent, Burkina Faso, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, ainsi qu'en Inde, avec une méthode : former, conseiller et outiller plutôt que simplement financer.

Un projet financé par l'Union européenne jusqu'en 2028, prévoit de renforcer les capacités d'au moins 300 producteurs et organisations. A cela s’ajoute un volet formation. 

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