Il n'y a pas de mercenaires d'Africa Corps (ex-Wagner) au Togo, mais il y a des formateurs russes sur des équipements militaires livrés par ce pays. C'est en substance ce qu'a déclaré Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, mercredi lors d'une interview sur France 24.
Il n'y a pas de mercenaires d'Africa Corps (ex-Wagner) au Togo, mais il y a des formateurs russes sur des équipements militaires livrés par ce pays. C'est en substance ce qu'a déclaré Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, mercredi lors d'une interview sur France 24.
Cette déclaration intervient alors que l'opposition avait exprimé, en juillet, ses préoccupations concernant la présence présumée de « forces étrangères » dans le nord du pays, évoquant notamment des mercenaires russes du groupe paramilitaire Africa Corps et des forces turques de la société militaire privée Sadat.
« Je vous dis que c'est faux... Nous n'avons pas de mercenaires russes », a affirmé le ministre. Il a néanmoins reconnu la présence de formateurs étrangers auprès des forces togolaises, expliquant qu'au même titre que la France, la Chine ou les États-Unis, Moscou assurait la formation pour du matériel livré. « Quand vous achetez un hélicoptère français, un hélicoptère américain, un hélicoptère chinois ou un hélicoptère russe, ce sont bien sûr des formateurs qui viennent entraîner nos forces de défense et de sécurité, entraîner les pilotes », a-t-il détaillé.
Une extrême insécurité qui persiste dans le nord
Depuis fin 2021, l'extrême nord du Togo est confronté à des incursions de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique, qui minent le Sahel voisin depuis une décennie et s'étendent progressivement vers les pays côtiers.
Robert Dussey s'est dit inquiet de la situation, notamment au Mali, où des groupes jihadistes ont repris l'initiative sur le terrain, tout en plaidant pour le dialogue avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger : « La solution, c'est de ne pas isoler ces pays », a-t-il insisté, les qualifiant de « forme de digue contre l'extrémisme violent ». Il a toutefois estimé que « l'extrême nord du Togo est beaucoup plus pacifique aujourd'hui qu'il y a quatre ans ».
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