Deux mercenaires russes du groupe Wagner, capturés par les combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA) lors de la bataille de Tinzawaten en juillet 2024, ont été remis en liberté le 20 août.
Convoyés à travers le désert jusqu'à la frontière libyenne par des combattants du FLA, ils ont été remis à des hommes du maréchal Haftar.
Selon Jeune Afrique, cette libération intervient une semaine après celle de 82 militaires maliens détenus par le FLA et le Jnim, grâce à l'entremise du Togo.
Pour le magazine, Faure Gnassingbé aurait joué un rôle clé dans le dialogue entre Bamako et les rebelles maliens.
Cette séquence n'est pas isolée. En 2022-2023, la médiation togolaise avait déjà contribué à la libération de 49 militaires ivoiriens détenus au Mali, un rôle salué publiquement par Alassane Ouattara.
Depuis, la Cédéao a officiellement associé Lomé à sa facilitation avec les États de l'AES, tandis que l'Union africaine lui a confié la médiation dans la crise de l'Est de la RDC.
Une constante se dessine : le Togo ne choisit pas son camp, il construit des passerelles.
Il dialogue avec Bamako sans rompre avec la Cédéao, entretient des relations avec Moscou, Pékin et le Golfe tout en travaillant avec les partenaires occidentaux. Dans les Grands Lacs, son mandat de l'UA s'articule avec Washington, Doha et les mécanismes régionaux.
Pour Lomé, cette diplomatie répond à une conviction : la paix reste la condition première de tout développement durable.
Du Sahel aux Grands Lacs, le Togo entend démontrer que les solutions africaines aux crises africaines peuvent devenir des mécanismes concrets, et non de simples déclarations d'intention.
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