Vladimir Poutine a ouvert mercredi à Moscou le troisième sommet Russie-Afrique, en présence de délégations de 48 pays africains, dont une vingtaine représentées par leur chef d’État ou de gouvernement. Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, figure parmi les dirigeants présents.
Vladimir Poutine a ouvert mercredi à Moscou le troisième sommet Russie-Afrique, en présence de délégations de 48 pays africains, dont une vingtaine représentées par leur chef d’État ou de gouvernement. Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, figure parmi les dirigeants présents.
Devant ses invités, le président russe a présenté la rencontre comme l’illustration d’une « transformation mondiale » en cours. Selon lui, l’émergence d’un monde multipolaire est une tendance « objective et irréversible », et l’époque où le sort de continents entiers se décidait au sein d’un cercle restreint d’États touche à sa fin.
Poutine a plaidé pour un rôle accru de l’Afrique dans les décisions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Il a également rappelé que la Russie livre des céréales et des engrais à plus de 40 pays africains, et s’est dit prêt à augmenter ces livraisons.
Après Sotchi en 2019 et Saint-Pétersbourg en 2023, ce sommet traduit la volonté de Moscou de renforcer sa présence sur un continent de près de 1,6 milliard d’habitants, de plus en plus influent sur la scène internationale. Avec 54 pays, l’Afrique forme le plus important groupe de vote aux Nations unies.
La Russie y est en concurrence avec les États-Unis, l’Europe et la Chine.
Pour étendre son influence, elle s’appuie notamment sur ses forces paramilitaires. Au Sahel, les juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont rompu avec leurs partenaires occidentaux pour se tourner vers Moscou, accueillant d’abord le groupe Wagner, remplacé depuis par l’Africa Corps, placé sous le commandement direct du ministère russe de la Défense. Entre 1 700 et 2 000 combattants russes seraient présents dans ces trois pays, selon diverses estimations.
Arrivé mardi à Moscou, Faure Gnassingbé a déjà présidé la signature de trois accords de coopération avec des institutions russes, portant sur l’éducation, l’agriculture, la culture et les droits de l’homme.
Le Togo entend défendre au sommet ses priorités en matière de sécurité alimentaire, d’énergie, de formation et de valorisation de son port, tout en affirmant rester fidèle à une diplomatie de partenariats diversifiés.
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