Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s'est rendu à Bamako le 6 avril pour s'entretenir avec son homologue malien, Abdoulaye Diop.
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s'est rendu à Bamako le 6 avril pour s'entretenir avec son homologue malien, Abdoulaye Diop.
Une visite qui prend un relief particulier dans un contexte sahélien en pleine recomposition.
Le message porté par M. Dussey est clair et nuancé à la fois : la lutte contre le terrorisme et la recherche de la paix en Afrique de l'Ouest ne peuvent se réduire à des réponses purement militaires ou sécuritaires. « C'est en combinant stabilité institutionnelle, inclusion sociale et développement partagé que l'on peut espérer bâtir des fondations solides pour une paix durable », a-t-il déclaré, plaidant pour un renforcement des mécanismes d'intégration socio-économique comme condition sine qua non d'une paix véritable.
Le contexte de cette rencontre n'est pas anodin. Le Mali, comme le Burkina Faso et le Niger, fait partie de l'Alliance des États du Sahel (AES), un bloc né de la convergence de trois pays ayant chacun traversé des coups d'État militaires ces dernières années, et qui ont opéré des revirements d'alliances spectaculaires, tournant le dos à la France et à la Cédéao pour se rapprocher notamment de la Russie.
Dans ce paysage géopolitique fracturé, la visite de Dussey à Bamako illustre la volonté du Togo de maintenir des canaux de dialogue ouverts avec tous les acteurs de la région, y compris ceux qui ont choisi des trajectoires politiques radicalement différentes.
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