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Approche collective

Le Togo entend renforcer la sécurité de son approvisionnement énergétique à travers une meilleure intégration du marché régional du gaz. 

Une stratégie gazière commune pour trois pays ouest-africains © republicoftogo.com

Le Togo entend renforcer la sécurité de son approvisionnement énergétique à travers une meilleure intégration du marché régional du gaz. 

Le ministère de l'Énergie a présenté jeudi le projet PRIME-GAS (Power Regional Integration through Market-Enabled Gas), une initiative portée conjointement avec la Côte d'Ivoire et le Bénin, et approuvée par le Conseil d'administration de la Banque mondiale en juin dernier, avec un financement de 40 millions de dollars accordé à Lomé.

Cette coopération répond à une réalité commune : le gaz naturel représente aujourd'hui 71 % de la production électrique au Togo, 76 % au Bénin et 75 % en Côte d'Ivoire. 

Or, les trois pays restent largement dépendants du Gazoduc ouest-africain (WAGP), mis en service en 2011 pour acheminer le gaz nigérian vers le Ghana, le Bénin et le Togo, un système qui n'a jamais pleinement tenu ses promesses et dont les perturbations répétées exposent la vulnérabilité d'un approvisionnement reposant sur une source unique.

PRIME-GAS s'articule autour de trois priorités : la préparation de solutions d'approvisionnement à court terme, notamment via l'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) ; des investissements dans les infrastructures de réception, de transport, de stockage et de distribution du gaz, à l'échelle nationale comme transfrontalière ; et le renforcement des capacités institutionnelles pour structurer un marché régional du gaz plus transparent et attractif pour les investisseurs privés.

Concrètement, le projet prévoit notamment l'étude de terminaux flottants de stockage et de regazéification (FSRU) en Côte d'Ivoire, pays disposant d'une production gazière nationale qu'il entend compléter par des importations de GNL pour asseoir son rôle de fournisseur régional, ainsi que l'organisation de flux de GNL vers le Bénin et le Togo, dépourvus de ressources propres.

Avant PRIME-GAS, chacun des trois pays avait tenté, seul, de se doter d'une capacité d'importation de GNL, sans succès durable. 

Cette nouvelle approche mutualisée, mise sur l'idée que la sécurité énergétique se construit mieux à plusieurs qu'isolément.

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