Pékin et Lomé viennent de signer un protocole d'accord sur les exigences phytosanitaires applicables au soja togolais destiné à l'exportation vers la Chine.
Pékin et Lomé viennent de signer un protocole d'accord sur les exigences phytosanitaires applicables au soja togolais destiné à l'exportation vers la Chine.
Les cargaisons devront respecter les normes en vigueur, qui conditionnent l'entrée du produit sur le marché chinois. L'accord figure parmi les treize textes signés lors de la visite officielle de Faure Gnassingbé à Pékin.
Le soja est devenu en quelques années l'une des filières agricoles les plus dynamiques du pays. La production est passée de moins de 25 000 tonnes en 2015 à 260 000 tonnes en 2024.
Un autre document, d'une source française, avance environ 300 000 tonnes pour 2024.
La culture couvre environ 67 000 hectares, soit 38 % de la surface consacrée aux légumineuses, d'après la Direction des statistiques agricoles. Quelque 200 000 ménages en tirent un revenu.
La filière vise 500 000 tonnes, un objectif repoussé de campagne en campagne, tandis que la demande du marché approcherait 700 000 tonnes, selon le président du Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS), Mounirou Koriko.
Pour la campagne 2025-2026, elle espérait commercialiser 200 000 tonnes, dont une part destinée à la transformation locale en huile, farine et tourteaux. La cinquième campagne a été lancée fin juillet avec un objectif de 300 000 tonnes, sous le thème « Soja biologique, notre choix, notre avenir ».
Le bio, créneau d'exportation
Le Togo s'est fait une place sur le marché européen du soja biologique. En 2020, il a exporté 51 000 tonnes vers l'Union européenne, contre 42 300 tonnes en 2019, ce qui en faisait le premier fournisseur du marché européen pour la deuxième année consécutive, devant l'Ukraine (28 000 tonnes) et l'Inde (15 000 tonnes), selon un rapport de la Commission européenne.
Le Togo est le deuxième exportateur africain de produits bio vers l'UE.
Le soja bio est « l'outil parfait » pour viser des marchés de niche à plus forte valeur ajoutée.
L'Europe reste le principal débouché. En 2022, des premiers contacts avaient été pris avec l'Inde, la Chine et les États-Unis, le Japon et le Brésil se montrant intéressés, mais les coûts de transport freinaient ces pistes.
La dépendance à l'Europe a un revers. En octobre 2025, l'Union européenne a renforcé ses contrôles sur le soja bio togolais, sur la base d'une forte probabilité de non-conformité de plusieurs lots, selon un groupe d'experts de l'UE.
C'est dans ce contexte que l'accord avec Pékin ouvre une perspective. Il fixe les règles sanitaires que devra respecter le soja togolais, sans que les volumes ou le calendrier des premières expéditions aient été communiqués.
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.