Eco & Finance

Le secteur privé au cœur de la nouvelle feuille de route

« Le secteur privé n'est pas un choix stratégique, c'est une nécessité. » En ouvrant lundi une nouvelle session du Comité technique de concertation État-secteur privé, le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola, a réaffirmé sa volonté de faire des entreprises le principal moteur de la prochaine feuille de route économique du Togo.

« Le secteur privé n'est pas un choix stratégique, c'est une nécessité. » En ouvrant lundi une nouvelle session du Comité technique de concertation État-secteur privé, le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola, a réaffirmé sa volonté de faire des entreprises le principal moteur de la prochaine feuille de route économique du Togo.

À l'heure où le pays prépare sa nouvelle stratégie de développement, l'exécutif entend poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, renforcer la confiance des investisseurs et stimuler l'investissement productif.

« Vous êtes les acteurs de la transformation économique de notre pays », a déclaré le ministre à l'adresse des chefs d'entreprise, saluant leur contribution à la création d'emplois, à l'innovation et à la croissance.

Malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le gouvernement estime que le Togo poursuit sa trajectoire de résilience, portée par les réformes économiques, les résultats du programme avec le FMI et son récent reclassement parmi les pays à revenu intermédiaire.

Prenant la parole au nom du secteur privé, Charles Gafan, président de l’AGET ( Association des grandes entreprises du Togo), a salué les progrès réalisés grâce au comité de concertation, qu'il a qualifié de « mécanisme efficace de dialogue et de recherche de solutions concertées ».

Selon lui, les échanges réguliers entre l'État et les entreprises ont permis « de renforcer la confiance entre les parties prenantes et d'améliorer progressivement l'environnement des affaires ».

De son côté, le président du patronat, Laurent Coami Tamégnon, a notamment cité la création des comités régionaux de concertation, la prise en compte de plusieurs propositions du patronat en matière fiscale et les efforts engagés pour soutenir l'investissement.

Le patronat a toutefois rappelé que plusieurs dossiers demeurent en attente. Il appelle à accélérer la mise en place des commissions de recours, au règlement de la dette intérieure ainsi qu'à une solution sur certaines questions fiscales encore en discussion avec l'Office togolais des recettes (OTR).

Charles Gafan a également relayé les préoccupations des opérateurs économiques du Port autonome de Lomé concernant la hausse des loyers des terrains dans la zone portuaire, estimant que cette question « mérite une attention particulière ».

Malgré ces préoccupations, le secteur privé a réaffirmé sa volonté de poursuivre un dialogue fondé sur « la confiance, la responsabilité et la co-construction », convaincu qu'une coopération étroite entre l'État et les entreprises demeure la meilleure réponse aux défis économiques du pays.

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