Eco & Finance

Le Togo renforce ses normes pour répondre aux exigences de l’UE

Face au durcissement des exigences des marchés de l’Union européenne en matière de qualité, de traçabilité et de conformité sanitaire des produits agricoles importés, la filière biologique togolaise engage une profonde restructuration.

Le bio monte en gamme © republicoftogo.com

Face au durcissement des exigences des marchés de l’Union européenne en matière de qualité, de traçabilité et de conformité sanitaire des produits agricoles importés, la filière biologique togolaise engage une profonde restructuration.

Cette dynamique se concrétise par l’adoption d’un nouveau référentiel national de production biologique, destiné à mieux encadrer la production locale et à renforcer la crédibilité des produits  à l’exportation.

Ce référentiel repose sur les bonnes pratiques agricoles, le respect strict des normes sanitaires et la prise en compte de la résilience climatique, trois piliers désormais incontournables pour accéder durablement aux marchés européens. Il vise à harmoniser les méthodes de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles biologiques identitaires du Togo, dans un contexte où l’Union européenne impose une traçabilité complète, du champ jusqu’au consommateur final.

L’initiative est portée par l’Association nationale de l'agriculture biologique au Togo, avec l’appui technique et financier de la GIZ (coopération allemande). 

Elle ambitionne de faciliter l’accès des producteurs togolais à la certification biologique, souvent jugée complexe et coûteuse, tout en alignant les pratiques nationales sur les standards internationaux, en particulier européens.

À travers cet outil, les pouvoirs publics entendent également améliorer la gouvernance du secteur de l’agriculture écologique, en accompagnant les acteurs engagés dans la production biologique vers une meilleure compétitivité à l’export. 

Les exigences européennes, notamment en matière de résidus chimiques, de bien-être animal, de transparence des chaînes d’approvisionnement et de durabilité environnementale, constituent désormais un levier structurant pour l’ensemble de la filière.

Élaboré en concertation étroite avec les producteurs, les coopératives et les fermes agroécologiques, le document de politique publique contribuera également à promouvoir la consommation locale de produits certifiés, tout en renforçant la confiance des consommateurs, tant au niveau national qu’international.

Porté par une agriculture biologique en pleine expansion, le Togo s’impose progressivement comme un acteur de référence en Afrique de l’Ouest, notamment dans les filières de l’ananas et du soja biologiques. Le secteur compte aujourd’hui plus de 36 000 producteurs, un chiffre en constante augmentation, signe de l’attractivité croissante de l’agriculture écologique.

Cette structuration s’appuie notamment sur la certification locale BioSPG (Système Participatif de Garantie), conçue pour certifier les produits sur le territoire national, renforcer la crédibilité des labels biologiques et préparer les producteurs à répondre aux normes de traçabilité et de conformité exigées par l’Union européenne.

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